‹ La traction méchanique des tranways: étude des différents systèmes. Comparaison et prix de revientChapitre 27 sur 61 · f- lU · texte numérisé non relu

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On voit donc combien, <lans ce cas. il est utile de réduire, autaul que possible, les résistances passives <les vébicules.

Ces résultats sont intéressants, mais ils sont tbéoriques, et nous verrons plus loin qu'ils doivent être réduits dans une forte proportion.

* Numéro du 10 (Iccenibre 1895.

TUACTIUN ELECTRIOTE PAR ACCL'MULATEUHS ICI

Comment jjciil-oii ubtt'nir praliqui'nu'iiL cetlc récupération de I riiiPfrii' ? Le movuii loul inili([ui' fsl de si' si'rvir dr la dynamo liiolrkc, i*n la Iransformunt dans les pniles rn dynamo généra Irice, l'tpn lui faiHant envoyer dans les iiecuinulak'urs le courant produit par cvXlv trEinsformaLion. C'est I(! syatî'nn; indi(|ué par Reynier ri ijui a été i-niployé sur les nouvelles voilures de Iramwnys de la %[ii' « Sttinl-l)enis-Opéiii-La Madeleine », de la Compagnie des îramways de Paris et du déparlemenl de la Seine. Nous allons en indiquer le principe.

Clin Irai remeut à ee ijui se fait pour les tramways îi Iraelion ('Wtriiiup, li'S deux moteurs onl dû être montés en dérivation, et sont d'ailleurs groupés en quantité.

Soit lliff. 63) une batterie d'iiceuriiulateurs lî, un imliiil M .■[ un indui-leur I. En marciie normale, en palier ou en rampe, le moteur M fonctionne comme récepteur »*l le courant suit la direction indiiiuée pttr les ilî-clies; un courant i traverse iys inducteurs et un courant I la dynamo réceptrice. Deux rhéostats sont placés, l'un r sur le fil de l'inducteur, et l'autre K sur le Gl de la machine mo- •rtce.

Au moment du départ, le courant 1 traverse la résistance créée par le **héostal R, tandis i|ue le courant i ne pjg, «j,

^averse pas h' rhéostat r. Pendiinl le

démarrage le conducteur supprime successivement, au moyen dli Coupleur, les résistances créées par le rhéostat R, et la machine "ùolrice M démarre, puis accélère sa vitesse. A partir de ce Bkomenl et pendant toute la durée du la marche normale, il n'aura ^lus qu'il agir sur le riiéostat R, aUii de régler la consommation ■'énergie nécessaire à la mise en marche de la voiture.

Si le conducteur veut niodilier la vitesse, il devra agir, au ■kioyeil du coupleur, sur le rhéostat r, en l'introduisant dans le circuit. Cette nouvelle résistance diminuera l'intensité du couïiinli, augmentera celle de I, en même temps que le champ magnétique est diminué. 11 en résultera une augmentation de vitesse du

Kh

moteur, augmentation de vitesse qui pourra atteindre .16 kilomètres à rheure, lorsque toute la résistance du rhéostat r sera introduite.

Pour diminuer la vitesse, au contraire, le conducteur n'aun qu'à manœuvrer le coupleur en sens inverse; il supprimera successivement les éléments du rhéostat r, et introduira ensuite ceux di rhéostat R.

Ce fonctionnement est celui qui a lieu en palier, sur une rampe:^ e ou sur une pente inférieure à celle correspondant au coefficient dr::^e résistance. Que va-t-il se passer sur une pente supérieure à c^ — e coefficient?

Supposons qu'aucune modification ne soit apportée à la position ^n du coupleur, et il ne doit en fait y en avoir aucune. La voitur-^— zmpo va accélérer sa marche, et par suite la dynamo va tourner de plo^c^us en plus vite.

La force contre-électromotrice e va augmenter, et si uoihcl^bus appelons E la différence du potentiel aux bornes de la batteri^^ ie, c'est-à-dire en a et 6, et R la résistance du circuit a. M, B, nouK-^^-us aurons :

La valeur de e croissant, celle de I diminuera, et il arrivera uH.-.0un moment ou la voiture, accélérant sa vitesse, E = e; le courant -iW I sera alors devenu nul, et la dynamo M ainsi que la batterie B seroiv^ ^^^1 toutes les deux génératrices, en produisant la différence du poter«: ^întiel E qui engendre le courant i dans les inducteurs.

Si la vitesse de la voiture continue à croître, e croissant toujouK^ .»-irs également, la machine motrice devient génératrice, en envoyant u»— ^ ^^ courant qui se bifurque en a, l'un i celui qui traverse le fil indu* ^«^-^u<^" teur, et l'autre I — i qui aura pour effet de recharger la batterie* ^rie. Comme e devient plus grand que E, le courant inducteur augmen^ .^.iik* un peu, ce qui renforce le champ et permet à la machine de

fournir un courant de charge plus grand encore.

Le courant dans le fil inducteur ne sera pas changé ; le cha^K^/np magnéti(iue sera donc le même. Si la dynamo réceptrice avait été montée en série, le courant dans l'inducteur eût été renversé c ^t \l

eut fallu renverser les pôles; c'est ce qui explique la nécessité de

l'emploi d'une dynamo montée en dérivation.

Sous rinfluence de cette énergie qui va s'accumuler dans la

batterie, la vitesse de la voiture deviendra très sensiblement cons-

lanle en descendant la pente. Si toutefois, en descendant cette pente, on voulait modifier la vitesse, rien ne Tempôcherait; il suffirait pour cela de changer un peu l'excitation des inducteurs. en manœuvrant le coupleur, comme nous l'avons indiqué plus haut.

Xous avons donné précédemment la valeur du coefficient de récupération, et nous avons dit que ce coefficient devait subir une certaine réduction. En effet, il faut tenir compte :

I** De ce que le travail disponible à la jante :

doit t^tre affecté d'un coefficient tenant compte des arrêts, ral(»ntissements, etc. On estime que ce coefficient doit être de 0,83;

2^ Du rendement des dynamos qui travaillent comme génératnces;soit 75 p. 100;

3"* Du rendement des accumulateurs, que nous savons être de ■îOp.lOO;

^** Du rendement des moteurs lorsqu'ils restituent le travail ^^nimagasiné, soit 73 p. 100.

Le* rendement définitif sera donc :

Le travail restitué et disponible à la jante ne sera donc réelle- '^^iil que de : 0,33 P (p — r) /, et le coefficient de récupération ^^ra de :

l^es expériences ont été faites sur le tramway de la Madeleine à

^aini-Denis, notamment sur les pentes de la rue de Rome et de

* avenue de Saint-Ouen. Les résultats sont représentés sur la

ngurc64, qui donne en watts-heure le travail dépensé et restitué ;

*<îs rampes sont d'environ 33 mm.

Dans Ta venue de Saint-Oucn, le travail récupéré repréttnftp

30 p. 100 (lu courant dépensé, et dans la rue de Rome 34 p. 100. Coinnie il y aura une perte <le 30 p. 100 lorsque ce travail sm utilisé sur une nouvelle rampe. Ténergie électrique réellemeal

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