TRAVAIL MOYEN A LA VITESSE DE 12 KILOMÈTRES
A' l'heure
Pour l'automotrice seule ce travail sera de :
1,55 X 12= 18,60 chev.
et pour l'automotrice remorquant une voiture, de :
2,72 X 12 = 32,64 chev.
TRAVAIL MAXIMUM SUR UNE RAMPE DE 5U MILLIMÈTRES PAR MÈTRE A LA VITESSE DE 5 KILOMÈTRES A l'hEURE
1** Automotrice seule.
En admettant une résistance de 13,50 kg. par tonne et un re dément de 0,50, le travail à produire pour l'automotrice sei sera de :
tù X 0,o0
et, pour rautomotrice avec une voiture de remorque, en admi tant une résistance de 8,50 kg. pour cette dernière, de :
[(13/00 + 50) 12 + (8,50 + oO) 9] 1,39 .^ ^„ .^
753rô;5Ô -4/,/Dcnev.
Ce calcul ne tient pas compte de l'effort à produire aux déroi rages qui viendrait en augmentation.
Etant donnée la puissance à produire par les machines et le p d'emplacement dont on dispose au-dessous des banquettes, il
aurait difficulté à produire cette force avec une seule machine à deux cylindres en tandem, comme le type que nous avons décrit. 11 serait nécessaire d'avoir deux moteurs, chacun à deux cylindres, installés de chaque côté de la voiture sous les banquettes ; mais alors le poids de la voiture se trouverait sensiblenient augmenté. Un type d'automotrice de ce genre a été étudié par la « Gas Traction C^ ». La transmission par engrenages, assez compliquée, donnera-t-elle pour ces puissances des résultats aussi favorables que pour des petites forces de 10 à 12 chev. auxquelles elle a été appliquée ? C'est une question que l'expérience seule peut résoudre. Il n'a du reste encore été construit aucune automotrice à gaz de SO places, devant satisfaire aux conditions du programme que nous nous sommes posé, et qui est celui de la traction mécanique dans une grande ville.
Dt's moteurs à gaz à deux temps, alimentés par du gaz et de l'air comprimé, mélangés en proportion convenable, et permettant alors l'emploi de tiroirs de distribution, ont bien été étudiés dans ces derniers temps; mais les résultats n'ont pas encore été suffisamment satisfaisants pour en fain» une application pratique dont les résultats seuls pourraient bien faire augurer de l'avenir de ce mode (le traction.
DÉPENSES DE TRACTION PAR KILOMËTRE-VOITURE
Ces dépenses sont difficiles a donner exactement, faute de rensci^ements, les résultats obtenus sur les quel(|ues lignes en exploitation ou en essai n'ayant pas été publiés. Nous les établirons par comparaison avec la traction par moteurs à vapeur Rowan ot SerpoUet.
Consommation de gaz (voir p. 203) 1000 1. à 0,20 fr.. . .
Huile, graissage et eau.
U quantité d'eau à fournir pour le refroidisscmeul des cylindres est plus importante que celle nécessaire à la production de vapeur des moteurs Uowan ou SerpoUet ; le graissage est également plus important, par suite de la
0,200 fr.
A reporter 0,200 fr.
Report 0,200 fr.
plus grande complication de la transmission de force ;
nous pouvons admettre 0,025 —
Réparation et entretien du matériel roulant, des moteurs, ateliers, personnel, des ateliers et^matières premières. .
Il y aurait lieu à majoration sur les chiffres admis pour la traction par moteurs à vapeur, étant donnés la plus grande complication du mécanisme et le personnel nécessaire pour les prises de gaz installées en dehors des points terminus ; nous admettrons toutefois, cette remarque faite, les mêmes chiffres 0,110 —
Salaire des mécaniciens 0,080 —
Divers et imprévus 0,020 —
Dépense de traction par kilomètre-voiture . . . 0,435 fr.
A ce chiffre de dépenses de traction proprement dites, il faut ajouter celles qui sont dues à l'amorlissement des installations spéciales au service de la traction, qui, pour une ligne du genre de celle que nous considérons, c'est-à-dire d'une longueur de 30 km., ayant 30 voitures dont 20 en service, parcourant chacune 150 km. par jour, peut s'établir comme il suit :
Moteurs à gaz pour prises de gaz en route, tuyauterie, etc 27000 fr.
Compresseurs pour prises de gaz en route avec leurs transmissions 25 000 —
Bdtiments des dépôts, ateliers, outillage des ateliers, réservoirs, etc. ... .... 200000 —
30 voitures à 27 000 fr 810 000 —
Total. . . . 1 062 000 fr.
Ce qui représente, pour un parcours annuel de 1000 000 de kilomètres, une dépense de :
La dépense totale de traction par kilomètre- voiture s'élèvera donc à : 0,435 fr. -f 0,106 fr. = 0,541 fr.