‹ La traction méchanique des tranways: étude des différents systèmes. Comparaison et prix de revientChapitre 6 sur 61 · jO · texte numérisé non relu

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TRAMWAYS A VAPEUR 4o

lepoinleau régulateur, ou la soupape équilibrée qui, comme nous l'avons dit au début, servent à régler Teffort à produire, la pompe à main pour le démarrage, la manœuvre du changement de marche, le frein et enfin la pompe d'alimentation automatique aclionnée par un renvoi de mouvement mû par un excentrique fixé sur l'essieu moteur d'avant,

Cetle pompe d'alimentation doit suffire à la production maximum de la chaudière ; elle est à doubh» effet et a les dimensions suivantes; elle aspire l'eau dans un réservoir de 3S0 1. de capacité, placé entre le générateur et la voiture.

Diamètre 0,05 m.

Course 0,06 —

Ala vitesse de 12 km. à l'heure cette pompe pourra fournir dans leraèrae temps, en lui supposant un nnidement de 90 p. 100 :

correspondant à :

-^ = i09 chev.-h.

Nous avons indiqué au début le fonctionnement de l'appareil et sa manœuvre ; nous n'avons donc pas à y revenir.

VOITURE AUTOMOTRICE DU CHEMIN DE FEU DE l'ÉTAT

WURTEMBER<iE()IS

Incertain nombre d'automotrices du système Serpollet ont été misj's à Tessai sur différentes lignes de chemin de fer, comiiu» nous lavons dit plus haut; tout récemment, h»s chemins de fer <!♦* l'Ëtat wurtembergeois viennent de connnander une voitun.' J<* ce type, dont les essais ont été faits sur le réseau de la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée, (Mitre Corheil et Males-

Nous croyons intéressant de donner quelques renseignements sur '*elle automotrice, d'autant plus que nous y trouverons des perfeclionncinents de détails qui nous paraissent avoir leur valeur.

La figure 22 n>présente cette voiture ; elle contient 44 plaeei dont 32 assises. Destinée à circuler sur le réseau des chemins le frr wurtemhergoois, elle doit pouvoir, à la vitesse de 35 iaD.i l'heure en palier et de 25 k. en rampe de 10 mm., remorquer m voilun* p«'sant 13 t. en charge.

(l(*tte voiture a une longueur totale de 9,50 m. sans les tampou <'t une largeur de 2,828 ni. ; Tespacemcnt des essieux est k i.OO m.

Le poids total à vide est de 17 400 kg. et en charge, avec 44 voyi- ^n^urs, de 20 500 kg. répartis comme il suit :

Kssieu (lavant 12500 kg.

— d'arriÎTt' 8000 —

Total 20500 kg.

I^e générateur, placé sur la plate-forme avant, a une largeur de 1.11 ni. dans le sens perpendiculaire à Taxe de la voiture, nne lon^rueur <le 0,70 ni. dans le sens longitudinal et une hauteur totale de l.UO m. jusqu'à la naissance de la cheminée. Il est formé de deux faisceaux (fig. 23) de tuhes juxtaposés, mais distincts, placés au-dessus du foyer. Ici, toutes les tubulures sont disposées horizontalement et en quinconce. Deux rangées de quatre tubulures, avec tubes concentriques, sont installées au-dessus du foyer; audessus 8 rangées de quatre tubulures avec tubes en U et, enCn, h tiernicre rangéi? avec tubes creux occupe la partie supérieure ; les dimensions de ces tubes sont celles que nous avons indiquées pins

haut.

fj'eau à vaporiser est introduite dans la rangée inférieure et Teau vaporisée sort par les tubes creux do la rangée supérieure.

La surface totale de chauffe de Tensemble des deux faisceaux esl de 11,132 m^, et la grille qui se trouve à 0,70 m. au-dessous des luhes a une surface (Uî O.iti m-.

!..*nppareil moteur esl à l'avant delà voilure au-dessous de la plîile-fornie. Les cylindres extérieurs, boulonnés sur un longeron fixé au moven de corniertîs au bîlli dr» la voiture, actionnent rf/rwtemPHt^ au moyen de bielles et de manivelles Tessieu d'avant. La «lislribulion est du svsleme Walschaërt.

TRAMWAYS A VAPELIl

Lrs (linirnsions principales de l'appareil moteur sont les sui* vailles :

DianiMro des cylindres 0,210 m.

Course des pistous 0.300 —

Diamètre des roues motrices 1,000 —

LaliiiHMilalion du générateur se fait comme d'ordinaire, m moyen de deux pompes, Tune à main, Tautre automatique. Cn pompes sont à doulde eiTet avec un diamètre de 50 mm. ; h pompi* automatique est h course variable de 50, GO et 70 mm.

(l(>sdeux pompes aspirent Teau de deux réservoirs latéraux ai g.Miérateur, placés sur la plate-forme.

Le fonctionnement de Tappareil, comme démarrage ou marchr normal»', est le même que celui que nous avons décrit précédemment, mais ici le pointeau régulateur est remplacé par une soupape qui remplit le même office que lui, mais avec une disposition différente, (.onune le pointeau, cette soupape est plac« sous la main du mécanicien, sur le retour d'eau vers la bâche (ralimentation.

dette soupape (fig. 24) est chargée par un levier sur lequel un ressort à boudin V exerce un effort déterminé. La tension ilu ressort F est invariaide, mais ce ressort est attaché à un curseur G dont la distance (Ki, au point d'articulation du levier est réglable à volonté, de sorte (|ue là charge sur la soupape augmente et diminue proporlioimellement à OG. Le mécanicien peut donc ainsi faire varier la pression dans le générateur, puisque celle-ci est toujours inférieuH! à la pression de Teau sous la soupape E. Lors(|u'on rapproche b» curseur G de l'articulation du levier, la charge sm* la soupape diminuant, la pression de Teau sous la soupape est inférieunî à la pression du générateur et il y a retour d'eau, par la soupape, vers la bilche.

( j'ile disfiosition vi<'nt d'être adoptée pour les nouvelles voitures de la (iOmpagnie générait^ des (hnnibus.

Du peroxyde de fer peut se former, et cela arrive assez souvent, dans les tubulures du générateur. L'eau et la vapeur, dans leur mouvement, peuvent entraîner ce peroxycb» qui viendra obstruer la soupape régulatrice dont nous venons de parler. Pour obviera cet

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inconvénient, on a installt; sur le tuyau d'allmcnlation du tcur, à l'endroit où celui-ci se sépare du tuyau de retour

Fis. ■

- Schciuadcs appareils de

la bilche, une sorte de bouteille C contenant des tamis ({UJ o but d'arrêter ce peroxyde de fer en l'entpècliant darrivcr à pape réfjulalrice.

La vapeur, produite (laos le générateur, doit en sortir surkuSée. La vaporisation doit être achevée dans la dernière ao^ de tubes en U. Il y a donc intérêt à s'assurer « de visu » [oe celte surchauffe a bien lieu. Dans ce but, on a adopté pour le :éovraleur de la [voiture de l'Etat wurtembergeois le dispositif vivant (fig. 24).

Sur la dernière rangée supérieure des tubes en U où la sur-

Fig. 25. — PjTouiélre.

*"UBb doit commencer, on pique un tuyau formant dérivation *« «isanl passer une petite portion du courant de vapeur dans

un prlil cylindn* ou se trouve installé un pyrometre birovtalli(|ue (fig. 23;, formé d'une lame d'acier et d'une lame de cuivre kras^M^s eiismilile et disposées en hélice. Sous l'influence de la cliah'ur, cetb' liélice augmenU^ de diamètre et l'extrémité librr fait marrlier une aiguille indiquant la température du courant.

CviW U*nipérature ne doit pas être inférieure à loO* pour l« pressions de 3 a i kg. dans le générateur, ni supérieure à 300* pour les pressions <[e 15 à 23 kg.

I)«'s essais ont élé faits avec cette automotrice, le 29 décembre 189() et le janvier 1897, sur la ligne du chemin de fer de Corbeil à Malesherbes. Ces essais ont été faits avec la voiture automotrice' seule, sans remorque; le nombre des voyageurs était de 42, y compris le mécanicien; une surcharge de 400 kg. était placée sur la plaie-forme arrière.

Les vitesses se sont généralem(»nt maintenues entre 35 et 40 km. à riieure, avec une pression dans le générateur variant enlrr 3 et 10 kg.

Lrs consommalions ont été de 15 litres d'eau et de 2,5 k. Je charbon par kilomètre.

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