‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaireChapitre 4 sur 205 · AU LECTEUR. XI · texte numérisé non relu

AU LECTEUR. XI

loppement de l intelligence et du langage chez les enfants qui, deux fois imprimé déjà, d'abord dans les Coînpfes?'^»?^/^.? de l'Académie des sciences morales et politiques, puis reproduit à part en 1881, est facilement abordable aux lecteurs qu'intéressera ce sujet.

La nécrologie universitaire aurait pu tenir ici une bien large place. Il a fallu se borner à deux maîtres illustres, auxquels on n'a joint qu'un seul de leurs disciples, Francis Meunier, dont la vie et les travaux peuvent être signalés à la pieuse émulation de notre jeunesse française. Après avoir salué deux éminents professeurs, tels que M. Le Clerc et M. Patin, et un de leurs plus célèbres survivants, le latiniste Vallauri, on aimera, je pense, à s'arrêter sur le souvenir d'un des plus honorables philologues formés par l'enseignement de la Faculté des Lettres de Paris.

Ainsi composé, notre recueil présentera, sur les divers degrés de l'éducation publique en France, un ensemble de renseignements et de vues qui ne sera pas sans utilité pour le public. S'il se mêle quelque inquiétude aux réflexions provoquées par les dernières réformes de l'enseignement secondaire, on ne pourra guère s'en étonner. Les pouvoirs nouveaux sont impatients de justifier leur avènement par des actes décisifs. Mais, de quelques conseils qu'ils s'entourent, leur ambition, d'ailleurs bien légitime, devance volontiers les besoins réels de la société qu'ils poussent dans la voie du progrès. Sans me rendre morose, l'expérience et l'âge me rendent un peu défiant ; et certains effets déjà produits par le nouveau régime de nos établissements scolaires laissent craindre que bien des espérances ne soient trompées. Si l'avenir dément ces craintes, je ne serai pas le dernier à me réjouir d'un tel démenti.

P. -S. — Ce livre était presque achevé d'imprimer quand la Faculté des Lettres a rouvert ses cours. Mon honorable éditeur, qui assistait à ma première leçon, a jugé avec moi qu'une

XII AU LECTKUR.

4eçon consacrée spécialement à l'objet el ii la mélhodc de •notre enseignement des littératures anciennes foinierait une introduction convenai}le au volume que nous allions publier. Je l'ai donc rédigée de mon mieux dans cette vue. La rédaction, on le sait, refroidit toujours un peu ce qu'animait l^i parole, devant un auditoire bienveillant; rnais en revanche, elle permet de corriger certains écarts et de réparer certaines omissions que le professeur ne peut guère éviter surtout lorsque, aveugle comme je le suis depuis plusieurs années, il ne peut plus soutenir et diriger par des notes une exposition de faits et de doctrines, môme bien préparée par le travail du cabinet. Que cet aveu me serve d'excuse auprès des personnes qui, après m'avoir entendu, voudront bien encore me lire.

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