V. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES
our les localités secondaires, la capitale de Rhodes ayant té souvent explorée avec succès; il y réussit par des recherhes sagement conduites à travers les quarante-quatre illages de l'île, dont chacun lui a fourni des guides plus u moins intelligents, toujours honnêtes. Il doit surtout 'utiles indications au frère de M. Salzmann, qui Ta econdé avec un désintéressement plein de zèle. Des bservations nouvelles, sur les formes assez variées des épultures rhodiennes, sur les constructions dites pelasiques, un recueil d'inscriptions en partie inédites, sont 3S principaux résultats de ces recherches. Il les expose vec une précision et une simplicité qui vont parfois jus- [u'à la sécheresse, mais qui valent mieux que la complaisance de certains voyageurs à raconter le détail de leurs pérégrinations et de leurs travaux. Les quarante planches [ui accompagnent son mémoire, et dont les huit dernières enferment les copies d'inscriptions, sont en général xécutées avec soin, et d'après les procédés scientifiques. >uelques-unes pourtant ne présentent que de véritables requis et ne pourraient être, en leur état actuel, conveablement livrées à l'impression. Ses copies épigraphi- [ues paraissent offrir des réductions scrupuleuses des riginaux; mais les essais d'explication qu'il en donne lissent voir bien des traces d'inexpérience en matière le philologie. Ce nous est une occasion de remarquer fue rarement les travaux de nos jeunes antiquaires peuent atteindre, dès la première rédaction, qu'ils en font l'École même, le degré d'achèvement qui seul peut les endre dignes d'être publiés. Leur éducation, à cet égard, l'est guère avancée au moment du départ pour l'Orient, t la bibliothèque de l'École d'Athènes ne leur offre pas ncore, non plus que les autres bibliothèques de cette ille, toutes les ressources dont ils auraient besoin. Le
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meilleur emploi de leur temps, en Grèce, est assurément la recherche et la description des monuments antiques, l'étude des dialectes, soit anciens, soit modernes, le soin de contrôler les matériaux recueillis par leurs devanciers, ou d'en recueillir de nouveaux. Us ne doivent pas, néanmoins, comme quelques-uns semblent enclins à le faire, se consacrer uniquement à ce travail d'observations sur place. Ils ôteraient ainsi trop souvent à l'autorité supérieure le moyen de voir en quelle mesure chacun d'eux justifie la faveur qu'il a obtenue, de voyager et de séjourner dans la terre classique des antiquités. Dans ces rédactions, même imparfaites, où se résume le travail de chaque année, la commission compétente sait distinguer, comme il convient, à côté des fautes qui échappent à l'inexpérience, les qualités d'un sérieux savoir. Sous la forme où nous avons à les juger, les mémoires de l'École française ne sont, d'ordinaire, que des essais, qui arriveront plus tard à leur juste maturité, mais qui laissent facilement apprécier, même en cet état, le talent de leurs auteurs. D'ailleurs, désignés par nos jugements à l'attention de leurs chefs, les membres de l'Ecole peuvent, on le sait, obtenir soit une prolongation de séjour, soit quelque mission ultérieure, qui leur permette de corriger et de compléter leurs recherches. C'est ainsi que M. Cari Wescher, que M. Foucart, avant eux MM. V. Guérin, Perrot et Heuzey, tout récemment M. Albert Dumont, ont tantôt visité une seconde fois des lieux déjà explorés par eux, tantôt accompli, aux frais de l'État, d'autres explorations singulièrement fructueuses pour la science. .
Ces réflexions nous amènent naturellement au second des mémoires que nous avons à examiner, celui de M. Rayet, sur l'île de Cos. ^
Ce mémoire est accompagné d'un volumineux fascicule U