L: ^ ^ . : '^positiaa porte ce q|aÊ saft r • la nsAnAe
( (iaa£ se ioat servis snmc Thomas;^ siùit BknunittuCara €t Is anins
: ' -^ - — r— - - -leeondbftpothc au ffutfbtnfiaaH- «ft ■n^i^ouA
"ftrteg eaoïiBgiiyifCîiiHfflk. fe g
haut- a D'
lîeu. fervent
^:A trcflanuGùiai à
: niBBBaftmftà "*ri- Fnnrtïrf
r^nnii a
iCr:^, 1» r
grand bruit, un si grand sujet de triomphe! On le voit, elles n'ont trait qu'au rationalisme, au scepticisme Imetien et à une opinion toute particulière de M. Bonnetty (1). L'école traditionaliste y est parfaitement étrangère. Elles ne contiennent pas un seul mot, une seule allusion à sa doctrine. Voyez combien les journaux des nouveaux semipélagiens sont dans le vrai en soutenant, avec tant d'obstination et d'affectation, que ces propositions ont été d'u-igées contre le traditionalisme, et que ce système s'y trouve formellement condamné !
Mais le rôle que le semi-rationalisme a joué au sujet des prétendues condamnations du traditionalisme parles conciles de France et par les décisions de Rome n'est pas seulement faux , il est odieux.
Dans un travail publié par le Correspondant sous ce titre : la Philosophie et les Conciles, l'auteur de la Faleur de la raison, forcé d'avouer que parmi les conciles provinciaux l'de France deux seulement avaient jusqu'alors parlé du traditionalisme, avait dit que ces conciles, sans avoir signalé par son nom le traditionalisme, ti'avaient adressé qu'à lui leurs paroles de censure. Par ces mots il voulait flétrir M. Nicolas en particulier. Mais le papier où l'honnête semi-rationalisle avait consigné cette affirmation était encore humide que le vénérable président de l'un de ces deux conciles (celui de Rennes), Monseigneur l'archevêque de Tours, par une lettre publiée dans les journaux, lui donna un démenti public, solennel et complet. Il va sans dire que celui qui avait été l'objet d'un pareil soufflet s'est bien gardé d'en faire la plus petite mention dans la réimpression de son travail qu'on fit à part^ sous un titre nouveau.
L'autre concile qui, d'après le même auteur, aurait condamné le traditionalisme, est celui d'Amiens, dont le décret , on vient de le
(1) Qu'on remarque aussi, l° que, parmi les quatre propositions, la quatrième seulement est dirigée nominalement contre M. Bonnetty, preuve évidente que les trois autres ne l'atteignent pas; 2° que, dans celte proposition môme, M. Bonnetty n'est admonesté que par sa manière particulière d'envisager la méthode scolaslique, preuve évidente encore que la sacrée Congrégation de l'Index n'a nullement voulu censurer les autres doctrines de cet infatigable apologiste ; 3" enfin, que le très-révérend Père secrétaire de l'Index n'a fait proposer à la signature les quatre propositions qu'à M. Bonnetty, 'parce que la quatrième le regardait personnellement, mais qu'il n'a fait proposer à signer les mômes propositions à aucun autre des cliefs du traditionalisme , preuve toujours évidente que les doctrines de ces savants philosophes , dans la mesure où ils les professent et les soutiennent, ont été mises complètement hors de cause et que rien dans ces propositions n'est à leur adresse. Voilà trois points de méditation pour messieurs les semi-rationalistes, qui devraient les avertir de rabattre lin peu de la pieuse joie que ces propositions leur ont causée.
SIXIÈME CHAPITBB. 391
voir, non-seulement n'a atteint rn rien et pour rien le traditionalisme, mais a paru le confirmer. Et cependant le même auteur n'en a pas moins dit ce qui suit : « Ce qu'il y a de vraiment surprenant (âme « simple!), c'est la conduite des auteurs mêmes de ces doctrines « CONDAMNÉES (dans son cerveau). Ils ne peuvent s'empêcher d'atta-
• cher au moins quelque valeur à la décision d'un concile. Ce n'est pas « là une parole que l'on puisse simplement mépriser. Eh hien, ils n'ont « pas l'air de s'en émouvoir le moins du monde (et de quoi s'émouve- « raient-ils?) et semblent ignorer que les conciles ont parlé d'eux « (sans doute en protestant qu'ils, les conciles, n'ont point parlé « d'eux). Ils débitent les mêmes ei'reurs, les mêmes énormités (que nos ■ lecteurs connaissent déjà) avec le même calme apparent et avec la « même assurance, comme s'ils n'avaient rien entendu (parce que
• rien ne leur a été dit); ils ne parlent même pas de ces conciles « (dont ils ont cependant publié tous les actes), et paraissent adopter « contre eux la conspiration du silence, ravis peut-être qu'on vînt à « les oublier (comment le pourrait-on? vous étant toujours là pour les « rappeler) et à les regarder comme non avenus (L'Église et les
« SYSTÈMES DE PHILOSOPHIE MODERNE, pag. 58). «
Voilà ce que, il y a six ans, le pieux et charitable auteur s'est permis de dire contre les traditionalistes, et voilà ce quil n'a jamais cessé de rappeler toujours contre eux avec un ton plus virulent encore , avec un esprit de îiialveillaoce et de haine que rien n'éiiale. On l'a entendu, plus haut, leur reprocher leur ohsùaaiion en présence des condamnations des conciles (page 36). et chercher à les confondre par l'exemple de la docilité que la voix de ces conciles aurait rencontrée, même chez les philosophes incrédules (page 37)! Ainsi le même auteur qui a caché à ses lecteurs la condamnation de faux qui avait vraiment été prononcée contre lui par le iprésident d'un concile, le même auteur qui a dissimulé ce qu'un autre concile avait dit de favorable aux traditionalistes n'a pas cessé, pendant six ans, de fusti.^er toujours ces derniers comme dissimulant, eux, et cachant à leurs lecteurs des condamnations qu'aucun concile n'a vraiment prononcées contre eux; il n'a pas cessé de les traiter comme des hérétiques sans conscience et sans pudeur, diaboliquement endurcis f/aw5/ewr5crreMr5.'
Mais une pareille conduite ne nous étonne pas de la part d'un auteur dont la déloyauté littéraire dans la discussion, reconnue et signalée par ses amis autant que par ses ennemis, est devenue proverbiale II). Ce qui nous étonne et nous peine en même temps, c'est de
(l) M. Bonnelly, qui a eu tant à Taire avec cet auteur et qui l'a si bien réfuté
322 LES SEMI-PÉLAOIEXS DE LA PHILOSOPHIK.
voir d'autres écrivains de la même école exploiter, eux aussi, ces prétendues condamnations du traditionalisme avec une impudeur à laquelle ils ne nous avaient pas accoutumé. L'un deux, dans un livre où il renouvelle l'illuminisme de Malebranche, le rationalisme de M. Cousin et les accusations insolentes de l'hérésie et de l'incrédulité contre saint Thomas et sa philosophie, l'un d'eux n'a-t-il pas eu le triste courage de dire que la doctrine exposée dans ce livre est conforme aux quatre propositions romaines que nous venons d'examiner ; que ce livre en est comme le commentaire , qu'il ne pouvait paraître dans des circonstances plus favorables (!) , et que la méthode exposée dans ce livre pour démontrer la nécessité de la révélation est exactement celle de saint Thomas? D'autres écrivains semi-rationalistes du nombre de ceux qui, au nom des libertés de C Église gallicane, soutiennent toujours que les décisions des congréçiations romaines ne font pas autorité en France et qui, au besoin, ne se font aucun scrupule de les critiquer et même de s'en moquer, ne se sont-ils pas empressés de publier, de commenter les quatre susdites propositions émanant d'une congrégation romaine? D'autres auteurs, enfin, de la même école, pour qui les condamnations de Y Index n'ont aucune importance, ne se sont-ils pas emparés avec bonheur de ces propositions de l'/nrfear? ne les ont-ils pas imposées comme des décisions dogmatiques du saintsiége et de l'Église dans les mêmes séminaires où ils avaient cru pouvoir, sans blesser de hautes convenances, établir la philosophie de Descartes et de Malebranche, défendue par Y Index? Qu'on pense ce qu'on voudra sur notre compte. Nous avouons que nous ne nous sentons pas le courage de croire à la sincérité, à la bonne foi de pareils procédés. Ah! qu'il est triste de voir des prêtres catholiques ne suivre, dans leurs discussions avec leurs confrères, que les procédés des philosophes incrédules dans leurs discussions avec les apologistes du catholicisme, de ces philosophes incrédules dont M. de Maistre a dit avec tant de raison : «Je n'en connais point un seul qui mérite le titre d'hon- « nête homme! » Nous ne saurions donc pas que le semi-rationalisme est erreur et que le traditionalisme est vérité, que nous en serions convaincu rien que par la manière dont nos adversaires nous combattent. Car l'outrecuidance, l'injustice et le mensonge sont les
affirme qu'on ne peut jamais être sûr de l'intégrité d'un texte cité par le P. C.,tellemenl le brave semi-rationaliste a l'Iiabitude de fausser les textes ou de les mutiler au moins. Dans son Examen critique du rationalisme d%i P.C. {Annales, iv'' série, tom. V), M. Bonnelty l'a surpris ONZE FOIS en flagrant délit d'altérer les textes de ses adversaires!
SIXIÈME CHAPITBE. 323
armes favorites de Terreur contre la vérité ! Et, véritable iniquité de l'esprit , l'erreur ment toujours h elle-même aussi bien qu'aux autres: .Ventila est iniquitas sibi (.Psal.)!