‹ La tradition manuscrite du Lai de l'ombreChapitre 10 sur 22 · I. 'avroit encor si amontê · texte numérisé non relu

I. 'avroit encor si amontê

Qu'il parlaissent de la biauté

La dame (29) qu'il aloil (30) veoir.

J. BEDIER

« En trente endroits les manuscrits se divisent sur ces vers en groupes de deux ou plus. Voici le relevé des leçons données par les différents groupes en chacun de ces endroits :

I ) se je sui A B D H F se j'estoie C G

2) m'amie AB amie C G D E F

3) mon cucr A C G mon cors H mon mal D E F

4) solacier AB alaschier C G D E alegier F

5) de tenir ABCG du tenir DE F

6) amor ABCG dame DEF

7) ceste ABE elle CD F ore G

8) mon col ABC G F le col DE

9) puis que ADE quant CGF (B manque)

10) merci de moi ABCG F de moi merci DE

11) mains des sueus AB peu de sens CG mains des siens DE perdu son sens F

12) que je périsse AB

que je morusse CGDEF

13) douçors et pitiez AB pitiez et douçors CGDE pitié trouver F

14) mes je cuit ABCG si cuit bien DE

je cuit bien F

15) me venist miex AB

m'i vauroit miex CGDEF

16) l'en dit AB

on dit CGDEF

17) pieç'a c'on dist ABCG on dit pieç'a DEF

18) por tristrece AB

por destrece CGDEF

19) vous deïsse ABE vous en die C G g'en deïsse D vous desisse F

20) il monte et vallet A B D E F il montent vallet C G

21) il chevauche ABE

et chevauche CGDF

22) en son penser et en sa voie A B a son penser et a sa voie D E celant son penser et sa voie CG a ses amours et a sa joie F

23) ne s'en A BG ne se C D E F

24) en la reson A B a la raison DE

de l'occoison CGF

25) celant son penser souz sa joie A coni por EF celant son penser sor sa joie BD tout coni 1) celant son penser et sa joie F

celant son penser et sa voie E 28) si anionté A B

en son penser et en sa voie C si haut monté CGDEF

en son visage et en sa voie G

29) la dame A B

26) quis i menoit AB de la dame CG EF qui les menoit CGDEF a la dame D

27) mes pour AB 30) qu'il aloit veoir AB fors pour CG que il va veoir CGDEF

« L'examen des concordances de chacun des manuscrits avec les autres donne pour premier résultat la constatation de l'identité de A et de B pour les variantes du cas étudié. Il y a donc lieu de considérer A et B comme formant une unité, et nous laisserons de coté le manuscrit B. Les autre manuscrits s'accordent comme il suit :

avec — — — — —

G 8 fois G 28 C 28 E 25 D 25 E 17

« On voit du premier coup d'œil qu'en général A s'accorde d'une manière à peu prés égale, mais peu considérable, avec les autres manuscrits, puisque C et G ont entre eux un chiffre d'accord très élevé (28 cas sur 30) et aussi D et E (25 accords sur 30 cas). Le manuscrit F, enfin, offre des accords moyens et à peu près égaux avec tous les manuscrits, sauf A.

« Cet ensemble de faits veut dire que AB, puis CG, puis DE forment très probablement des groupes, et que F participe à la fois des groupes CG et DE.

« Les comparaisons par trois vont nous mettre à même de préciser ces résultats. Lorsqu'on est en présence de six manuscrits, le nombre des comparaisons possibles est de vingt... Voici, au complet, les résultats de ces opérations » :

i) A < CG = I, 2, 4, 9, II, 12, 15 ; 1 ), 16, 18, 19, 20, 21, 22, 24, 26, 27. 28, 29, 30 = 20 A>C<G = 25 = i A C > G = o

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2) A <C D = 2.4. 7, 12, 1 3, I ), 16, I S, 21, 25, 26, 28, 30 = 13 A > C < D = I, 19, 20 = 5 AC > D = 3, 5, ^, «'^, 10. 14. 17 = 7

5) A < CE =2.4, 12, 13, 15, 16, 18, 23. 26, 28. 29, 30 = 12 A>C < E = I, 7, 9, 19, 20, 21=6 AC > E = 3, 5.6, 8, 10, 14, 17 = 7

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