‹ La tradition manuscrite du Lai de l'ombreChapitre 11 sur 22 · D<EF · texte numérisé non relu

D<EF

« II y a, dans ces résultats, des points sur lesquels on n'a aucune surprise; d'autres, au contraire, sont vraiment inattendus.

« Ainsi, l'extrèmé voisinage de CG et de DE nous était déjà connu; il devait nécessairement produire les chiffres que nous trouvons avec No i, 8, 12, 14, et 17; toutes les fois que les deux manuscrits du même groupe entrent dans une comparaison, nous obtenons, ou à peu près, les deux zéros dont le sens nous est bien connu : [ils veulent dire (^Essais, p. 77-8) « que ces deux manuscrits sont extrêmement voisins l'un de l'autre, alors que le troisième s'éloigne d'eux notablement »]. Il est constaté une fois de plus que C G et D E, comme AB, forment des familles. La question qui se pose dès lors est de savoir quel est le rapport de ces familles entre elles. Les comparaisons 2, 3, 5, 6, nous donnent la réponse. Elles portent chaque fois sur un membre du groupe A B, un membre du groupe C G et un membre du groupe DE : le résultat est une série de trois chiffres sans zéro. Aucun de ces manuscrits ne joue le rôle d'intermédiaire ; nous avons donc affaire à trois familles séparées.

« Mais voici le résultat inattendu : le manuscrit F qui, dans le tableau des J. Bédif.r. 5

comparaisons par deux, se mettait déjà à part des autres, nous apparaît ici comme intermédiaire entre C et 0(15), entre C et E(i6), entre G et D (18) entre G et E (19). La figure qui représente ces rapports est, en substance, celle-ci :

« Mais, notons-le bien, le manuscrit F n'est pas intermédiaire entre C et G, ni entre D et E (i 5 et 20) ; il n'est intermédiaire que dans les combinaisons où entrent des représentants des deux familles, soit C et D ou E d'une part, soit G et D ou E d'autre part ; en d'autres termes, il est intermédiaire entre les deux groupes :

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