‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 16 sur 113 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Laisse-moi te voir, Laisse-moi te reconnaître.

Quel dieu Va conduit 7

J'ai peur de me trahir; je veux crier ton nom, : je n'ose.

ŒNOPS

Silence, toi. Craignez les tyrans, mes amis.

Mais est-ce lui, vraiment ?

ŒNOPS

En vérité, c'est lui ! n'est-ce pas tout son père ?

C'est lui-même, c'est lui ! Que les dieux soient bénis !

Ils se font donc connaître, à la fin.

Tôt ou tard, Leur heure, leur heure vient.

Elektre et Or este

O Jupiter, je puis mourir.

Prince, mon royal Oreste que Von pleurait déjà, Car le bruit de ta mort a couru, je pleure de te voir. Je vois mon roi, lui-même : CroyeZ'm,oi mes amis ; Non, jamais deux visages ne furent si pareils.

ŒNOPS

C'est vrai.

Ce sont les mêmes yeux, la même taille, le même air. Regarde-moi : O mon roi!... Voici Agamemnon, Quand il était soucieux.

Calme-toi bon vieillard.

Oreste fait un geste. Court silence.

ORESTE, calme et fort

Toi, Œnops, écoute et réponds : que suis-je venu faire Ici? le sais-tu? — Pour vous tous, soldats des tombes, Œnops peut-il répondre?

Oui, oui,

Baissez la voix.

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