ACTE DEUXIEME
v^ous fîtes bien, mes filles, beautés royalement cruelles ; li quel dieu, quelle déesse, fit plus de mal que vous? ) beauté, fleur qui tue et y a droit.
7 délire,
[,e vieux lion, mais toujours il montre les dents.
TANTALE, exultant
jSl grande race dégénère; les petits-fils de l'aigle \ie sont plus dans l'aire qu'une nichée de corbeaux gras ; Iros comme les gras esclaves que le fouet courbe )ans la plaine, sur le sillon, là-bas.
}ue d'insultes, en toi! Que de m.éprisl En vérité, ""tt fais craindre la foudre, — à force de l'attirer.
e survis seul ! Ici, les tigres ont eu leur repaire, n règle avec les dieux : eux chez eux, moi chez moi ! »ue l'esclave plie l'échiné, qu'il ait peur, qu'il supplie 1 •ue la race, sous le ciel, lève le front. Elle a osé : lie a agi. S'il le faut, qu'elle expie après l'action I
'a bouche est un puits d'imprécations, et tu ramènes 'n seau, plein jusqu'aux bords, de messages funestes»
Elektre et Oreste
TANTALE
La pensée du plus fort brave toutes les ruines .
Gardien du goul]|re, je veille sur l'infortune :
Que j'y assiste, comme le soleil à un naufrage !
Je ris à chaque crime, à chaque insensé de mon sang.
Je fais l'écho au choc de sa chute à la tombe noire.
Je suis là, veilleur, pour l'y guider : s'il faut, je l'y poussi
Arrive, Oreste, arrive!
ELEKTRE, s'élance avec colère
Ah, ne dis pas son nom!
Ou...
S'il te faut un élan, je suis là, cher parricide. Arrive. Je te le donnerai, de cette main. Entre les deux épaules.
il rit.
Je ne veux plus V entendre : il a le son, il a la voix De l'enfer souterrain.
La maison sur le roc, et Tantale sur la maison, O blasphème vivant!
Jamais V Olympe n'est si loin, qu'il ne puisse écraser L'impie sous sa grande ombre.
io8