‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 60 sur 113 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

ORESTE

Je n'ai peut-être que ta fièvre, et n'ai pas ton courage,

Un cœur à tout oser, une àme à ne rien craindre. ..Mais soit!

L'espoir de vivre heureux' et pur n'est plus qu'un souvenir.

Autour de moi se resserrent les rets inextricables.

Du moins cessons de combattre, l'un contre l'autre armés

Du même mort, ce père qui commande à tous deux. Adieu !

ELEKTRE

J'embrasse en toi toute ma vie.

ORESTE

Adieu.

Oreste, hâte-toi.

Le doigt ténébreux de la nuit Marque déjà La plaine et les remparts D'une ombre.

Hâtez-vous, ô enfants.

De votre vie c'est l'heure lourde

Et sans pareille,

Qui ne bat pour chaque homme

Qu'une fois.

Séparez-vous.

Elektre et Or este

»«8|IW,lll

ŒNOPS

Le soir tombe.

La Gorgone du meurtre triomphant

Et son complice infâme

Ne verront plus le jour.

La nuit tombe

Que rien n'arrête et que rien ne retarde,

Et tous les deux, heureux, comme seul Vest le crime,

Imprudents comme lui

Ils ne croient plus avoir à craindre»

Silence : les voici.

Page 1