‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 69 sur 113 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ELEKTRE

Mais vous, êles-vous prêts à nous donner main forte?

Nous le sommes.

Pourtant^ nous refusons^ sache-le, d'agir pour vous. Nous allons faire le guet ; mais nous ne frapperons pas.

C'est bien.

GLAIA, tout bas

Avait-il ses esclaves avec lui ?

ELEKTRE

Non : il n'en a pris que trois ; et le soir Quand il rentre, il se sépare d'eux, au haut Du chemin, à l'entrée du rempart.

7*11 dis vrai.

ORESTE

Quand il en vaudrait trois, et trois autres, il mourra.

ELEKTRE , lui baise la main

Frère! Roi! Divin! dans la main je baise aussi l'arme,

ŒNOPS

Si cependant l'un d'eux le suivait jusqu'ici. Je saui*ai lui barrer la route et le réduire

Elektre et Oreste

Au silence, jusqu'à ce que vous en ayez fini Avec son maître.

ELEKTRE, avec une sorte d'ardente joie

C'est bien. J'ai toujours compté sur toi. Vous, amis, dispersez-vous non loin les uns des autres, A fin d'y voir pour nous, et de nous avertir.

Les hommes s'égaillent entre les ai*bres.

ORESTE, résolu, froid et sombre

Elektre, en vérité, tu es la fille de ta mère.

Elektre lui serre violemment la main.

ELEKTRE

Ne le répète plus : parfois, je me le suis dit. Sa fille, pour la trahir ; mais ton sang, pour t'aimer. Œnops, reste près de nous, s'il nous faut ton aide. L'heure vient, ô mon âme : je l'entends dans ma poitrine!.

ORESTE

C'est l'heure, maintenant : une heure pour tuer,

Et pour mourir. La montagne a tué le soleil ;

Et la clarté est morte ": tout est prêt pour la mort.

Ma main s'irrite contre l'arme. Il se fait bien attendre.

ŒNOPS

Oreste, où vas-tu te tenir ? Il faut tomber sur l'homme.

ORESTE

L'attendi^ai-je couché derrière le tombeau?

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