‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 70 sur 113 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ELEKTRE

Non. Jamais il ne passe assez près, le lâche. Puis, il ne faut pas qu'il puisse fuir. Et toi. Tu dois surgir debout, devant lui, l'arme haute.

Il est fort, le bélier ; il fera tète au fer.

Ils montent peu à peu les degrés

ELEKTRE

Ici, mon frère. Là... derrière le pilier.

Dans le pli d'ombre des colonnes. On ne peut t'y voir.

Tiens-toi, nourrice, devant lui.

GLAIA

Moi ?

ELEKTRE

Veux-tu le trahir?

GLAIA

Et si la Reine vient ?

ELEKTRE

Cache ton fils, aide-le A se glisser alors derrière les battants.

ORESTE, sourire

Un fils soumis, a-t-elle dit ! Un fils et une fille, Un couteau tranchant, une hache docile.

Elektre et Or este

ELEKTRE, rire )3ref

Oui.

Qu'il tombe où le père est tombée que ce soit sur le seuil. Comme un voleur, au cours d'un attentat nocturne.

ORESTE

Comme on égorge le porc, à la porte de la ferme.

GLAIA

Et si la Reine vient?

ORESTE

Que faire alors, Elektre?

ELEKTRE

Alors commence.

ORESTE

Quoi?

ELEKTRE

Commence alors par elle* Silence.

Mais, je le sais : elle ne viendra pas.

-ORESTE

ELEKTRE

Poui'quoi?

Il faut qu'elle soit la seconde. Écoute : ils parlent.

Trois hommes du chœur vont et viennent lançant la nouvelle à Œnops. D'ahord à voix basse ; à la fin ils chuchotent.

Page 1