II
Elektre et Or este
Enfin, les voici tous, les fils et les parents. Un seul a su les réunir au seuil de l'antre ! Le pâtre au eliien cruel qui ne mord qu'une fois, la mort A fait cette assemblée. La griffe a déchiré la trame, Et d'un fil rouge aux cœurs haïs a recousu les cœurs. C'est à ton tour, Oreste : tu te fais à la nuit ? Tu veilles, et tu fuiras le jour ? ta sœur elle-même se cache ; . Elektre, bond de l'action sous le corps d'une vierge, Elektre tient la main devant ses yeux. O nuit. Tous t'écoutent : les deux qui sont couchés, et ces deux là Qui demeurent : le frère tremble, la sœur se tait : Les fauves ont rugi, et maintenant ils font silence.
ORESTE
Si c'est toi, tu viens pour l'ensevelissement, Tantale. Eteins la torche.
TANTALE
Je porte la clarté dans ces ténèbres.
ELEKTRE, triste
Éteins la torche.
TANTALE, il va aux morts
Je veux les voir aussi, de près.
Je me penche vers vous, ainsi ! — morts d'une double mort. Côte à côte, i^areils au gibier dans la carnassière. Toi, l'homme, tu ne ris ï>1us de contentement ? tu dresses Le front, mais ce n'est plus de plaisir au bonheur de vivre.