ACTE PREMIER
Pour vous je ne verray la stigieuse rame,
Pour tous je traineray ma langoureuse trame.
Mais ce monstre enfanté, mon diffame peruers. Comment le receler aux yeux de l’Tniuers f
MINOS
Dans le profond enclos d’Tne cauerne sombre,
Où s’epande toujours l’obscurité de l’ombre,
Il faHt le renfermer, et là, secrettement,
Du Tiure journalier luy fournir l’aliment.
De quelque ouurier expert l’industrie subtille A cet ouurage icy doit s’employer Ttille.
BERSYNTHE.
Vn Dædalle nommé, sur tous industrieux,
Sçait bâtir des prisons en tours ambagieux, D’irremeable accès ; c’est Yn creux labyrinthe Propre à xotre dessein.
MINOS
Va le trouYer, Bcrsynthe,
L’affaire t’est commis, dis luy qu’au plus soudain, Pour complaire à mon Yeüil, y soit mise la main. Tandis en vos trauaux, consolez-vous, Madame ; Ne donnez en butin à la douleur votre âme.
On voit finir le mal souuent recompencé D’vn contraire bonheur qu’on n’a jamais pensé.
Ainsi puissent les Dieux d’vne liesse prompte Ensevelir bénins ma tristesse et ma honte.