‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 40 sur 114 · LA PB M MI ESTROPIÉE · texte numérisé non relu

LA PB M MI ESTROPIÉE

Ali! dommage, vraiment!... ils arrivent trop lard.

Toutefois le- mendiant- changent sans tarder de maintien. 11- contrefont aussitôt 1- - mouvements de la plu- grande désolation. D'un accent Lugubre et monotone ilnietfent à implorer la générosité des rills Li charité, mes bons n

sieurs ' ■ i Dn petit sou, s'il tous pleut ! \\t i de la compassion! s'écrient il- du plu- loin qu'Us aperçoivent les villa, le long du carrefour. Kt 1 orgue se d mugir. Mais les autre- font d'aboi l le lourde oreille. Pui-, harcelés, il- s'irrit

LES VILLAGEOIS avec des gestes de refus.

Encore de ces sales mendiants ! — Ah ! çà mais ! en verrons-nous encore beaucoup? — Ils encombrent la route, ces vagabonds-là !...

LES MENDIANTS d'un ton toujours plus morne.

Mes bons messieurs ! — mes saintes dames î — cela vous portera bonheur ! — Nous vous bénirons dans toutes nos prières

LES VILLAGEOIS les repoussant.

Ya-t-en de là, toi ! Tu nous barres la voie ! — Hé ! ils nous percent de leurs cris ! — Vous savez vous ! vous n'aurez rien ! — Pas un liard î — Ils continuent! — Ah! nom de nom! est-ce que tu crois que c'est pour vous que nous avons accumulé petit à petit les quelques monnaies dont maintenant nous disposons?...

(Ils s'en vont par la route qui descend vers la ville; les mendiants les regardent partir, et, à mesure qu'ils s'éloignent, leurs corps se redressent, leurs visages reprennent l'expression de haine qu'ils avaient tout à l'heure. L'orgue se tait.)

LE MANCHOT le poing tendu vers les villageois qu'on ne voit plus.

Non! ce n'est pas pour nous, nous le savons,

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