TROISIÈME PARI IE
nez-vous dehors spérances?... Devenez donc
vous-même votre propre Lien!... Que cela seul vous paraisse désirable qui vous est connu el qui vous semble stable!... Car sachez-le, l'unique propriété au monde que chacun doit vouloir accroître el rendre meilleure, c'est soi-même el rien de plus, c'esl la portion éternelle de uotre existence, et aucune autre chose,, en réalité... Et, quant au reste, peu importe! car les territoires qui non- environnent, dous ne les connaiss pas!... El ils ne Boni rien que de vagues matières! .. Et ils ne peuvent jamais être | par nnihl... El je vous l'ai dit bien des fois, qu'est-ce que s'enrichir .l'un espace physique?
c'est s'adjoindre un grain de sable, s'augmenter
d'un peu de poussière, s'étendre «l'une chose sans consistance et sans durée!... Il est aussi insensé de vouloir gagner et garder ce qui nous vient de l'univers que d'avoir le désir de l'occuper... Il faut comprendre qu'il n'y ;i rien qui nous appartienne en propre, même pas nous, si ce n'esl pour un temps assez court, et alors le reste esl à tout le monde!... Car l'existence noua esl prêt» et les facultés qui forment la conscience, et la force de mouvoir nos membres de telle ou telle autre façon, el la puissance d'appliquer le- résolutions conçues par L'esprit... el les bien- possédés dans l'univers, et Les domaines limite- par un droit
momentané, et les maisons avec leurs murs contradictoirement opposés les uns aux autres, et les trésors de grains, de vin ou de farine, et enfin toutes les choses du monde, quelles qu'elles puissent être!... Et rien n'est un don éternel, mais simplement le prêt d'un jour ou de plusieurs... Ainsi, cherchez donc avant tout à vous connaître, à vous perfectionner sans cesse, à tirer de vousmêmes le plus de joies possibles...
(Pendant la fin de ce discours, sont arrivés des paysans qui se dirigent vers la ville. Ils aperçoivent les mendiants, les compagnons et Marie, les uns debout, les autres couchés sur le talus autour du Christ, ils s'arrêtent d'un air goguenard, se montrent par des gestes de moquerie ce groupe, sans en être d'ailleurs aperçus, et d'assez loin finalement l'apostrophent.)
LES PAYSANS avec force.
Ohé ! ohé !.. . — Dites donc, vous autres ! . . . — Vous avez du temps à perdre, si vous écoutez ce qu'il vous raconte!... — On le connaît celui-là? il se fait appeler le Christ... — Ha! grand vaurien !...
(Les compagnons se tournent vers les paysans qui ont éclaté d'un rire brutal et rude. Les mendiants les regardent aussi d'un air irrité et surpris. Marie tend le poing en signe de menace. Le Christ demeure impassible. Une violente dispute s'engage cependant.)
TROISIEME PAIiTIE HT
LE FOSSOYEUR
Foulez-nous donc la paix. 1rs hommes ! ou sans cela