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LE CHRIST AU MILIEU DE LA FOULE PASSION ET MORT

Dans li Ville, la place du tribunal. — A gauche, au premier plan, une rue. Puis, le palais de justice, ('norme édifice qui dresse sa façade, décorée de colonnades, avec one solide plate-forme à laquelle conduit un vaste escalier donnant de plain-pied sur la place. — A droite, des maisons profilent leur silhouette. — Dans le fond, une rue allant vers la droite par des circuits qui en prolongent la perspective. — Quelques arbres, de-ci, de-là.

On découvre une foule bariolôe et citadine dont la mobilité d'aspect reflète les variations de sentiment. Tour à tour elle parait inquiète ou menaçante. Elle se modifie sans a sible a la moindre impression, -

houle, subitement. Cette foule se presse but la pla< garde -ans cessé fers le palais, se 1»' montre du doigt, manifeste à tout instant une impatiente anxiété.

Deux soldats se tiennent, l'arme an poing, au bas de l'escalier monumental.

Aux fenêtres des maisons, on voit quelques curieux.

Dan- les arbres, des gamins s.- sont perchés, el de là, par intervalle, lancent des quolibets à La multitude.

il est manifeste que m monde n*est pas rassemblé la

pour une chose futile. Et, en effet, ce que le peuple attend, c'est la fin du procès intenté au Christ et à Marie, que Ton est en train de juger à l'intérieur du palais de justice. De là les mouvements d'inquiétude, la tension des physionomies, l'air de nervosité fiévreuse qu'ont les bourgeois, les ouvriers, les femmes et toute la populace réunis sur la place du tribunal,

(Au lever du rideau, on voit deux jeunes femmes d'une mise élégante et d'une mine jolie, qui entrent d'un pas rapide par la rue de droite, en causant avec une extrême animation.)

NOÉM1E en entrant, à sa compagne.

Nous sommes arrivées à temps, n'est-ce pas, Lise?...

LISE

Oui... Ah! tu m'as fait courir!...

NOÉMIE

C'est que je veux être le plus près possible

pour la voir, cette femme... (Avec une moue de dégoût.)

Cette Pouille...

LISE

Une bien vile créature, ma Noémie...

NOÉMIE

Penses-tu qu'elle puisse être autrement!... Elle

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couchait avec tous les hommes... Une de gueuses qui rôdent la nuit dans les ruelles louches... El Dieu sait dans quel but, hélas!... Ces! enrayant !...

LISE

D'ailleurs, n'est-ce pas la digne compagne...

NO I.MI E avec vivacité.

Je voudrais pouvoir leur cracher à la figure!... (Elle s'arrête.) Ici, n'est-ce pas, nous nous trouverons assez près d'eux?...

LISI

Oui. Noémie, restons la... Nous aurons -ans doute des heures à attendre avant que la condamnation Soi! proclamée... (Elle montre un arbre non

loin d'elle., Au besoin, non- nous appuierons...

NOÉMIE

Je ne vois pas où nous pourrions être mieui qu'ici...

i N G \MI\ Bnr la lu-anche de L'arbre à côté d'elles. Bé! mesdames "... Là où je <uis;...

Lise et Noémie relevant la t

venl le gamin qui fait danser la branche. Elles se reculent, Baisies île craiot

LISE ET NOÉMIE avec frayeur.

Oh!... là-haut!

LE GAMIN emphatique.

Près du ciel... avec les oiseaux!... Je suis poète!...

NOÉMIE

Prenez garde au moins... Si la branche cassait!...

LE GAMIN galant.

En tombant je vous baiserai...

NOÉMIE

Ah! l'horreur!...

LISE

L'impertinent!...

DEUXIEME GAMIN chantonnant dans un autre arbre. Ohé! Evohé!..>.

TROISIÈME GAMIN comme pour lui répondre.

Laïtou! La la! Tra la la! La la!...

(La foule, amusée, tourne ses regards vers lesgamiûs qui se balancent sur les branches,

SEPTIEME PARTIE

rient, font de- mine- baroques, menacent de s'écrouler >ur les personne- qui -e trourent BOUS le- arbre-.

L A I OUL E commençant à <*tre inquiète.

Faites attention, hé, les mûmes!...

PB E M 1 E R G AMI X «1 un air farceur. Pas de danger!...

1> IL l X 1 KM K GAMIN de m-'me.

Qui veut des places?...

TROISIÈME GAMIN de même.

Bonnes et j>;i- chères!...

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