LA REICHSWEHR
« Nous attendrons en vain que l’esprit public des Anglais, des Français et d’autres peuples s’éveille chez nous si nous ne montrons pas aux militaires les limites qu’ils ne doivent pas dépasser et qui existent dans tous les pays où règne un esprit public. »
Baron de Stein.
(Cité par Hegeman : Entlarvte Geschichte, p. 210. Jacob Hegner, éditeur, Leipzig.)
La Reichswehr a joué, dans T histoire des treize années qu’a vécues la République allemande démocratique, un rôle particulier et... singulier. D’après la loi, la Reichswehr ne doit pas s’occuper de politique. Les soldats n’ont voté qu’une seule fois, pour l’élection de l’Assemblée nationale, en janvier 1919. Une loi ultérieure enleva le droit de vote aux officiers et soldats et leur interdit toute activité politique. Malgré cela — ou peut-être même, à cause de cela — la Reichswehr a été, dans la République, un des facteurs politiques réactionnaires les plus puissants. Cependant, la Reichswehr n’a jamais pris activement
position contre la République. Au contraire, elle a même défendu celle-ci par les armes. Et non seulement contre les spartakistes et les communistes, mais aussi contre la droite. Même lors du putsch de Kapp, la Reichswehr ne passa pas tout entière du côté de Kapp et de Lüttwitz. Seules quelques formations, en province, se placèrent « sur le terrain des réalités ». Et si, ensuite, il apparut que ce « terrain » n’était pas le bon — provisoirement tout au moins — la faute incombait au sens politique médiocre des généraux qui s’étaient laissé entraîner par Kapp. Ils revinrent, d’ailleurs, bien vite, dans le droit chemin. D’autres généraux demeurèrent d’abord indécis et prirent parti, sans se compromettre, « pour l’ordre et la tranquillité» jusqu’au moment où ils virent que Kapp et Lüttwitz ne pourraient se maintenir ; ils se déclarèrent alors « résolument » en faveur du gouvernement Ebert- Bauer. On ne leur fit aucun mal, ni aux uns ni aux autres ; la République était vraiment tolérante. Mais peut-être se réhabilitèrent-ils aussi aux yeux du gouvernement en combattant, après l’échec du putsch de. Kapp, « l’armée rouge » — armée qui n’existait surtout que dans leur imagination — et les ouvriers fidèles à la Constitution qui ne voulaient et ne pouvaient croire à la soudaine « loyauté républicaine » des généraux. Cette hypothèse me paraît d’autant plus plausible que le 6 mars 1929, au procès intenté à Stettin contre l’assassin de la Vehme Rossbach, le général von Hammerstein-Equord déclarait :
« Ils (les généraux) ont, en somme, provoqué le putsch de Kapp, il était donc légitime de les appeler aussi à le combattre. »
Malheureusement, on ne fit pas remarquer au général de Hammerstein que ce ne sont pas les rebelles de Kapp que les généraux combattirent mais surtout les adversaires du putsch et les éléments du peuple
ALBERT GRZESINSKl, ALORS PRÉFET DE POLICE, PRONONCE UN DISCOURS SUR LA TOMBE D’UN AGENT TUÉ PAR LES COMMUNISTES EN 1931
DE LA RÉPUBLIQUE ALLEMANDE Si
allemand restés fidèles à la Constitution. Le ministère de la Reichswehr était contre le gouvernement Kapp-Lüttwitz parce que, ainsi que me répondirent quelques officiers, « on ne connaissait que trop bien Lüttwitz ».
La Reichswehr a toujours été « l’inconnue » de la politique allemande, et l’est restée même dans le Troisième Reich. D’après la constitution de Weimar — que cela parait déjà loin ! — le président du Reich a le commandement suprême de l’ensemble des forces militaires du Reich. Mais je doute que la Reichswehr eût obéi, dans tous les cas, au président Ebert. Par exemple, si les sociaux-démocrates avaient obtenu au Reichstag une nette majorité et si, appuyés sur la volonté populaire, ils avaient essayé de mener une politique marxiste non point révolutionnaire mais « réformiste », je suis convaincu qu’ils auraient eu la Reichswehr contre eux.
Dans la réédification de la nouvelle armée, on a commis, du point de vue du salut de la jeune République, de nombreuses et très graves fautes. Étant donnée la situation, la possibilité, pour l’Allemagne, de faire de nouveau la guerre, ne devait plus être envisagée. Les républicains n’étaient pas des pacifistes à tout prix, mais ils étaient, par principe, opposés à la guerre qu’ils exécraient avec juste raison. Ils étaient convaincus que les oppositions entre les peuples devaient et pouvaient être aplanies par des négociations, et ils avaient lutté pendant de longues années pour cet idéal. Par ailleurs, ils savaient que le traité de Versailles avait causé au peuple allemand des torts immenses, et ouvert de profondes blessures, notamment en lui imposant le nouveau tracé de ses frontières orientales. Mais ils étaient sûrs que ces blessures aussi pourraient être guéries plus tard par une entente avec les anciens adversaires et les nations nées de la guerre. Leur but immédiat était de travailler
pacifiquement, à l’intérieur de ces frontières, si absurdes qu’elles fussent, à la reconstruction sociale et culturelle de leur pays. Pour cela il aurait fallu reconstruire la nouvelle armée d’après les besoins de la situation intérieure. Au contraire, la Reichswehr est, par sa composition actuelle, archi-réactionnaire. Les officiers sont étroitement liés à l’ancienne caste militaire et aux junkers prussiens. Les officiers supérieurs appartiennent dans leur ensemble à l’ancienne armée impériale et ont fait la guerre. De nouveau la noblesse domine. Un grand nombre de jeunes officiers appartiennent à la noblesse terrienne de la Prusse orientale. De même, les soldats sont pour la plupart d’origine paysanne.
Je voulais que la nouvelle armée fût avant tout un instrument du pouvoir contre les ennemis de l’État, et j’avais fait tous mes efforts dans ce sens. Pour cela il fallait écarter de cette nouvelle armée les junkers et la caste militaire. On n’aurait gardé que quelques chefs choisis et absolument sûrs. Comme sous-officiers et soldats on aurait pris les sous-officiers et les jeunes soldats qui avaient fait la guerre. En leur offrant — et non seulement sur le papier — une possibilité de s’élever aux rangs d’officiers et de chef, on les aurait facilement attachés à la République. On aurait puisé le reste des troupes dans les rangs des jeunes républicains convaincus, des socialistes, des démocrates et des ouvriers des syndicats.
Malheureusement, j’eus, contre moi, deux adversaires dont l’intervention fut décisive : le Conseil des commissaires du peuple et la majorité des ouvriers socialistes, y compris les indépendants. Le Conseil des commissaires et le premier gouvernement issu de l’Assemblée nationale ne purent se libérer de l’idée qu’il fallait créer une armée purement militariste, sur le modèle de l’ancienne. Quant aux ouvriers socialistes, ils refusèrent d’entrer dans la nouvelle armée — et
cela on peut presque dire : par principe. Us voulaient se remettre au travail et reprendre leur existence bourgeoise. Ils étaient fatigués de la guerre ; après quatre ans et demi ils en avaient assez de ce métier. Très rares furent ceux qui reconnurent l’importance de l’armée dans le nouvel État. Cette erreur de la classe ouvrière lui fut fatale. Si les ouvriers avaient aidé alors Noske dans son effort pour constituer la nouvelle armée avec des républicains convaincus, la Reichswehr eût pris tout autre figure et ne serait pas devenue le refuge et le rempart de toutes les traditions et espérances réactionnaires.
C’est Gustav Noske qui fut chargé de constituer la nouvelle armée. Il avait été, jusqu’à la fin de la guerre, le rédacteur en chef du journal social-démocrate, la Chemnitzer Volksstimme. Il appartenait au Reichstag depuis 1907. Il était rapporteur du parti socialiste dans toutes les questions intéressant l’armée et la marine. Au début de novembre 1918, Ebert l’envoya à Kiel pour y réprimer l’insurrection des marins. Lorsque, en décembre 1918, les trois socialistes indépendants quittèrent le Conseil des commissaires du peuple, Noske y fit son entrée. Il s’y occupa de l’armée et de la marine. Quand le premier gouvernement du Reich fut constitué par l’Assemblée nationale, Noske fut, tout naturellement, nommé ministre de la Reichswehr.
On a dit que Noske s’était laissé complètement mener par les officiers supérieurs de l’armée. C’est une erreur. Noske était un caractère rigide et très énergique, et il fut le véritable « chef » de son ministère. Mais par malheur pour la République, il était convaincu que la nouvelle armée devait être reconstituée suivant les traditions de l’ancienne et sa direction confiée aux mêmes officiers. Cette conception n’avait, bien entendu, rien de révolutionnaire et ne correspondait même pas aux vues des démocrates
de 1918. Mais Noske lui-même ne s’est jamais donné pour un révolutionnaire.
L’attitude des officiers, lors du putsch de Kapp, fut à peine une surprise pour lui. Il était convaincu qu’en mars 1920 la Reichswehr n’était pas encore assez forte pour s’opposer avec succès à la brigade Ehrhardt. Et peut-être avait-il raison. Quoi qu’il en soit le gouvernement s’enfuit d’abord à Dresde, puis à Stuttgart et c’est de là qu’il entreprit la lutte contre les putschistes. Après la victoire des républicains, les ouvriers de Berlin exigèrent le départ de Noske et celui-ci dut se retirer, contre la volonté, d’ailleurs, d’Ebert. Son successeur fut le docteur Gessler. Le général von Seeckt demeura néanmoins chef de la direction de l’armée, malgré le rôle douteux qu’il avait joué pendant les troubles.
Seeckt avait été chargé, par une ordonnance de Noske en date du 5 juillet 1919, de l’organisation du ministère de la Reichswehr et de la nouvelle armée. La commission, dont il était le président, s’appela « Commission préparatoire de l’armée de paix », Elle comprenait, outre le président, huit membres, tous officiers ayant servi aux états-majors du front, ou en première ligne. On n’y trouvait pas un seul fonctionnaire civil.
J’écrivis aussitôt à Noske pour attirer son attention sur le danger qu’il y avait à laisser reconstituer l’armée et le ministère de la Guerre par le seul grand état-major. « S’il faut créer du nouveau, » écrivais-je le 16 août 1919, « et mettre quelque chose de meilleur à la place de l’ancien, il est indispensable que l’on tire parti de l’expérience des fonctionnaires de l’ancien ministère prussien de la Guerre. Et pour cela il faut que deux, au moins, d’entre eux, figurent, avec voix non seulement consultative mais délibérative dans la commission. » Mais je n’eus aucun succès, ni auprès de Noske, ni auprès du chancelier Hermann Müller
et clu président Ebert. Ainsi, il arriva ce qui devait arriver : Seeckt accomplit brillamment sa mission, dans l’esprit de ce « grand état-major » que le traité de Versailles avait entendu dissoudre. Toute influence civile avait été écartée lors de l’élaboration de la nouvelle armée et continua de l’être lorsque celle-ci fut constituée. Et le ministère de la Reichswehr fut beaucoup plus militariste que l’ancien ministère de la Guerre prussien.
Il en résulta aussi un énorme gaspillage d’argent et de matériel, cependant que l’armée était surchargée d’officiers supérieurs. Comme j’en faisais la remarque on me répondit qu’on n’entendait avoir ni un soldat ni un officier de moins que le nombre permis par les traités. D’où, plus tard, une constante agitation du public, qui ne comprenait point que l’entretien de la petite armée allemande coûtât si cher. Et c’est que, en effet, ces sommes n’étaient pas minimes : 776,6 millions de reichsmarks en 1926 ; 807,8, 828,4, 721 et 768,7 millions de 1927 à 1930. Le ministère de la Reichswehr est devenu une administration hydropique, d’une extraordinaire complication. Un exemple : pour l’administration des 100 000 hommes de la police prussienne il suffit d’un département du ministère de l’Intérieur, dirigé par un directeur ministériel et qui comprend quelques référendaires. Pour ses 100 000 hommes la Reichswehr a besoin de tout un ministère qui n’occupe pas moins de 300 officiers, chiffre autorisé, d’ailleurs, par le traité de Versailles. Le ministère de l’Intérieur prussien tout entier ne compte pas 300 fonctionnaires, y compris les subalternes. En province, la situation est pareille. La Reichswehr ne compte pas moins de 55 généraux ; les 18 régiments de cavalerie sont commandés par 3 généraux de division et 9 inspecteurs avec rang de général. Au lieu de 70 colonels, qui suffiraient amplement, il y en a 123, dont 23 au ministère de la Reichswehr.
Deux cents officiers d’état-major suffiraient pour la conduite des troupes ; 670 sont exigés au budget. L’armée de 100000 hommes a besoin de 42500 chevaux.
Pour arriver à un véritable désarmement et non à un réarmement détourné je demandai qu’on créât au ministère un poste de contrôleur civil qui, je l’espérais, mettrait fin aussi au gaspillage d’argent. Ce poste serait occupé par un sous-secrétaire d’État civil représentant le ministre. Bien entendu, je poursuivais aussi des fins politiques. Je savais que le but d’un grand nombre d’officiers supérieurs était le réarmement à tout prix. Et des conversations avec d’autres officiers, ainsi que des renseignements confidentiels m’avaient appris qu’on s’efforcerait de sabçter le désarmement en ralentissant le licenciement des troupes, en favorisant la création de corps francs sous les noms les plus divers et en ne livrant pas le matériel de guerre.
Mais l’influence des militaires sur le cabinet du Reich et aussi sur Ebert fut plus forte que la mienne et celle d’autres républicains convaincus. L’homme qui fut nommé sous-secrétaire d’État au ministère de la Reichswehr s’y heurta immédiatement à la plus violente résistance et ne trouva aucun appui auprès du ministre. Il fut bientôt tenu tout à fait à l’écart et donna volontairement sa démission. Les hommes de l’état-major se retrouvaient de nouveau entre eux. Pour écarter le « danger » que pourrait leur faire courir un nouveau sous-secrétaire d’État civil on fit occuper ce poste par le général von Feldmann. Ainsi la mesure que nous avions envisagée tournait au profit même de l’état-major. J’imagine que les saboteurs durent bien rire dans leur barbe après avoir réussi ce maître coup. Lorsque le général von Feldmann prit sa retraite, on ne lui donna plus de successeur.
Lorsque, à la suite des élections du 20 mai 1928, les sociaux-démocrates entrèrent de nouveau dans le
cabinet du Reich, j’exigeai, cette fois, — j’étais alors ministre de l’Intérieur de Prusse — que le poste de sous-secrétaire d’État à la Reichswehr fût occupé par un social-démocrate. Mais, sur la proposition du ministre des Finances, et sous prétexte d’économies, la charge fut supprimée. Le ministère de la Reichswehr, qui défendait le moindre chapitre de son budget comme une lionne ses petits, ne fît pas la moindre objection contre cette suppression. Au contraire, elle fut plaidée par un officier supérieur du ministère, le colonel von Schleicher, le futur chancelier. A la place du sous-secrétaire, Schleicher proposa un directeur général du ministère, qui jouerait le rôle de représentant permanent du ministre. Cette solution satisfaisait à la fois son esprit de caste et son ambition. En effet, au cours du Conseil de cabinet du 27 février 1929, la création du poste de directeur général du ministère de la Reichswehr fut décidée, et le poste confié au général von Schleicher.
L’influence de l’état-major s’exerçait aussi sur le recrutement et le congédiement des hommes de troupe. Severing et moi-même insistions toujours pour qu’on n’acceptât dans la Reichswehr que des hommes d’opinion républicaine absolument sûre; mais les commandements régionaux opposèrent toujours une résistance passive à ces mesures. De même, lorsque je fus ministre de l’Intérieur, je demandai que l’administration civile procédât chaque fois à une enquête sur le passé politique des hommes qui désiraient s’engager dans la Reichswehr; mais cette mesure ne fut adoptée que très tard. Et même alors, on ne l’appliqua pas toujours. Bien entendu, l’accès, dans la Reichswehr, était interdit aux communistes et, jusqu’en 1932, aux nationaux-socialistes. Somme toute, la Reichswehr, était composée en majorité d’hommes dont les opinions se rapprochaient le plus de l’idéologie du Stahlhelm.
Dans tous les cabinets du Reich, même dans ceux où siégeaient des sociaux-démocrates, l’influence du ministère de la Reichswehr était prépondérante. Presque toutes ses propositions de dépenses étaient acceptées. Seul le budget de la Reichswehr n’a pas subi les compressions de dépenses que les budgets des autres ministères supportèrent en grand nombre, et qu’exigeait la situation financière de l’Allemagne. Certaines compressions indispensables, adoptées pour des raisons psychologiques, ne le furent qu’avec l’assentiment du ministère. Elles furent d’ailleurs compensées en grande partie par des augmentations de dépenses ultérieures.
Les rapports entre la Reichswehr et le peuple républicain avaient été mauvais pendant des années, au détriment, d’ailleurs, des deux parties et de la dignité de l’Allemagne. La propagande de Gessler en faveur de la Reichswehr demeura sans effet. Sous son ministère s’était, formée la « Reichswehr noire » dont il continuait à nier l’existence alors que celle-ci était de notoriété en quelque sorte judiciaire. Sous son ministère, encore, éclata en octobre 1923, dans la forteresse de Küstrin, le putsch Buchrucker, et la Reichswehr noire commit de nombreux assassinats politiques. Sans doute le putsch fut écrasé par la Reichswehr ordinaire. Mais tout le monde était convaincu que les organisateurs et les exécutants de ce putsch de vaste envergure, n’auraient pas agi s’ils n’avaient pas compté sur le concours, passif ou actif, d’une partie de la Reichswehr.
En revanche, le successeur de Gessler, le général Grœner, qui entra en fonctions en 1927, sut gagner la confiance de la population et des cercles républicains. De mon côté je m’efforçai, dans l’intérêt bien compris de la République, d’établir de bons rapports entre l’armée et le peuple. Plus d’une fois, dans des séances de comités ou des réunions publiques, j’ai
exposé à mes amis que la social-démocratie devait, elle aussi, faire de la propagande en faveur de la Reichswehr, pour que celle-ci devint un soutien énergique de la démocratie. Si on ne cessait de la vilipender dans le public républicain, il n’était pas étonnant qu’elle se jetât dans l’autre camp ou qu’elle y demeurât. Je m’efforçai aussi de montrer aux officiers de la Reichswehr que la méfiance du public à leur égard se changerait en confiance, le jour où ils auraient donné des preuves indubitables de leur fidélité à la Constitution. Mais le fossé était déjà trop profond, et le mode de recrutement des officiers empêchait que ce fossé fût comblé avant longtemps. La Reichswehr était déjà devenue un État dans l’État, et trop pénétrée de l’esprit réactionnaire pour qu’il fût encore possible d’établir des rapports de confiance entre elle et les républicains. Mais ce fait signifiait, pour ceux-ci, la perte de la position qui aurait dû et pu être pour eux la plus forte.