Revue des Deux Mondes du 4e° juillet
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droit, et lord Lyndthurst proclama, le 26 juillet 1858, dans un discours à la Chambre des communes, que : «la règle relativement à la pleine mer, c'est que toutes les nations y sont égales. Quel droit a le navire d’une nation d’entraver un navire d’une autre nation quand leurs droits sont égaux ? Aucune nation n’a le droit d’entraver la navigation d’une autre nation ».
Donc les Etats-Unis avaient jusqu'ici repoussé avec Ja dernière énergie le droit de visite comme constituant un droit de police maritime en faveur de l'Angleterre, faisant ressortir combien il compromettait la liberté de la navigation et affirmant leur détermination de ne l’accorder à aucune puissance maritime. Le gouvernement anglais de son côté renouvelait, multipliait ses efforts pour obtenir de celui des Etats-Unis son consentement à l’exercice du droit de visite en temps de paix, comme le moyen le plus efficace de supprimer la traite.
Il allait bientôt recevoir pleine et entière satisfaction, car en 1862, dans un revirement subit autant qu’'inattendu de leur politique, les Etats- Unis donnant en cela un exemple mémorable de solution brusque avec tout le passé de leurs traditions nationales, oublièrent toutes leurs susceptibilitésombrageusesetconclurent, le7 avril, avecl’Angleterre,un traité. Les deux parties contractantes