Lettre du cardinal Lavigerie du 23 juillet
de Berlin restreignait la portée de l'engagement aux territoires formant le bassin conventionnel du Congo. D'autre part, il contenait un vice fondamental en ce que les puissances dans l’art. 9 n'avaient fait que poser un principe sans pourvoir à sa mise à exécution en sorte que la promesse était condamnée à demeurer à l’état platonique. Mais, à ce moment, les gouvernements allemand et anglais rencontrèrent des difficultés dans leurs possessions sur la côte orientale d’Afrique, et, voulant par ailleurs combattre la traite, cette question se reposait à nouveau.
Un blocus fut établi à Zanzibar par le sultan de Zanzibar, l'Italie, la Hollande et l’état du Congo ; la France y demeura étrangère et n’y participa en aucune façon.
Mais, un point sur lequel elle ne pouvait pas se désintéresser, et refuser de coopérer à l’œuvre commune des puissances, surtout quand on lui démontrait que la traite se continuait sur la côte de Mozambique par le moyen de petits Boutres arabes recevant des lettres de francisation à Mayotte ou à Nossi-Bé, ports français (1).
- M. Goblet interpellé à ce sujet le 19 novembre 1888 déclara très nettement que pas plus que dans le passé, le droit de visite ne seraitappliqué quelle que soit la forme qu’on pourrait lui donner, mais