‹ La Traite et le Droit InternationalChapitre 43 sur 54 · LS AE TR PER ORE RES A4 AV EL · texte numérisé non relu

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souvent seul pour les affaires de son maître qui lui donne une arme, et l'amène volontiers à la guerre avec lui. Enfin il peut posséder, il peut avoir des esclaves à son tour, car non seulement son maître est obligé par l'usage à certaines libéralités envers lui, mais encore il a dans la semaine un certain nombre de jours dont il peut disposer pour son profit personnel.

Le Koran, dans son chapitre XXIV, va même jusqu’à enseigner à tout propriétaire d'esclaves, une sorte de charité et de solidarité sociale lorsqu'il dit : « si quelqu'un de vos esclaves vous demande son affranchissement par écrit, donnezle lui si vous l’en Jugez digne, donnez-lui quelque peu de ces biens que Dieu vous a accordés. »

Aussi M. Piétri pouvait-il écrire (1) : « Bien des Européens ont offert à des captifs de case de payer leur rançon, je n’en connais pas qui aient accepté» , tandis que nous pouvons lire dans le Temps du 12 novembre 1897 cette amère remarque de M. Jean Carol : « toutes les fois que j'ai vu battre un noir, c'est un blanc qui tenait la trique. »

Déclarer l’esclave « homme libre » c’est le vouer inévitablement à la misère, à l'exploitation de quelque aventurier, au vagabondage, à la mendicité, à l'assassinat.

Les nègres qui sont forcément dans un état de

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