‹ La traite, l'émigration et la colonisation au BrésilChapitre 14 sur 31 · ANGLETERRE · texte numérisé non relu

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Toutefois, pour l'Anglais si fier, et à juste titre, de la protection puissante que la mère-patrie accorde, sur tous les points du globe, à ses enfants, le vrai motif de ses préférences et de ses dédains appartient à un autre ordre d'idées. Le Royaume-Uni, nul ne l'ignore, envoie ses nationaux dans toutes les régions où il trouve des débouchés pour les produits de ses fabriques. Quoiqu'il soit aussi formaliste, aussi intolérant que le catholique, l'An-

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glais n'a pas d'autre religion que le négoce et ce qu'il vénère le plus, après la livre sterling, c'est le beefteack et le plum-pudding. Dans sa politique générale, comme dans son culte, comme dans son économie domestique, l'Anglais est essentiellement rationaliste.

Or, au Brésil, on trouve de la viande de bœuf, des plus coriaces, ilest vrai, etdesliqueursfermentées,etmèmedes raisins de Corinthe ; de plus, le café, le coton, le tabac et les diamants procurent de superbes bénéfices; c'est dire qu'on rencontre des Anglais dans l'Empire, tout comme au Mexique et à Buenos-Ayres. Mais, c'est là une insignifiante minorité ; les citoyens du Royaume-Uiîi ne forment que de petites agglomérations sur la terre étrangère ; le courant de leur émigration se porte de préférence, vers les nombreuses colonies qu'ils possèdent dans l'univers entier, parce que là, ils retrouvent dans leur intégrité, la langue, les mœurs et les usages de la patrie européenne.

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