DEUXIÈME PARTIE La lutte d'influences
Lks
KTHANGKHS EN KGYPTK
Les /»trang(»rs ne se sonl jamais multipliés en Kg\|)U*:riiiiinonso inajorilé dos hahilanls parait <les(;<MHlre avec peu <lo m('*laiige de ceux que représenleiil les monuments pharaoniques et pourtant depuis vingl-qualre siècles TKgypte appartient à d^»s maîtres étrangers ; les Perses, les Grecs, les Romains, les Arabes, les Turcs ottomans ont pris et gouverné le pays les uns après les autres. La famille du khédive descend d'un Turc d'Europe, Mohammed-Ali, le Méhémel-Ali des Français
LA VIE INDIGKNK 75
U;es se passent les bonbons et les tasses, fument, écoutent et rcfçardeiit.
La fiancée ne verra son époux (|u'apres la fête, on ne lui présentera jamais d'autre homme; ses fils sortiront du harem quand ils* seront en Age d'aller à Técole, ses filles auront quelques libertés jusque vers dix ou onze ans, puis elles prendront le voile et ne verront plus que les personnes de leur sexe; les femmes, en effet, peuvent sortir de chez elles et se visiter Tune Tautre. Ce n'est pas exclusivement la jalousie des hommes qui les oblige à vivre entre elles, car presque tous ceux qui connaissent l'Europe assurent qu'ils aimeraient voir leurs femmes prendre part à la vie de société, mais, dans leur ignorance, les dames résistent énergiquement à ce qu'elles croient être un déshonneur pour elles. On remarque cependant un adoucissement des anciennes rigueurs. Au Caire, les femmes du |)euple qui circulent à pied ou en tramway conservent le voile noir fixé à la coiffe par une sorte de bobine, mais cela ne les empêche pas d'entrer en conversation craliure assez familière avec les jeunes hommes qu'elles rencontrent. Les dames
M l.\ Tr: ANSFOHMATION DE L KCYPTE
n*n<lro collr Ifllrc piilili<|iic, il hi (il lire dans le \o\\o (lirr. oi los arlminisln*s ainsi qno la plupart «les ronriioniiaires n'rn coinprirrnl pas un mol. Dopuis.Mohammrd-Alif i),riiisloinMlcrKgyplc s#; srpare dclinilivcmenl de celle de l'empire otionian et se môle à celle de TEurope occidentale. .Mohammed-Ali, qui se disail né dans le nu'me pays qu'Alexandre et la mr»nie année que Napoh'on, a été Tadmirateur de la France et l'allié do Louis-Fhilippe. Sous sa domination (i8o5iX^S) les Français ont commencé à s'établir dans rivjryple et à transformer le pays. Son Iroisiénie successeur Saïd i^r)4-iSG*{) a continué et perfiM-lioiiné son onivro; il a employé un grand nombre d'étrangers, surtout des Français, il a fait construire le premier chemin de fer entre Alexandrie et le Caire, il a donné à Ferdinand
I) Li-lc dc> successeurs de Molinmmed-Ali (qui abdique en 18^8 et meurt en iS^j «'<vec les dtite« de leur règne. Tous portent le litre de pacha et en outre l'iin de? deux suivants:
r Valis vice-rois : Ibrahim, prince héritier (juin-novembre iS^s ; Abbas, petit-fils de Malionnned (i8',S-i8r)4) ; Saïd, (Ils de Mohammed {iST^'^-iSCS).
2' Khédives ou souverains (i80C) : Ismaïl, fils d'Ibrahim ^iS63-iS;f| ,mort en iS<>>. Tewfik ou Taoufik, fils dismaïl (1879i8<)-2 : Abbas liilmi, fils de Taoufik, né en 1874, khédive actuel.
LES ITRANGEHS KN I:<;YI»TK s:,
(le Lcs.sc|>.s rmitorisalioii «le coinincMicer les trav.niix du eanni de Suez, enlin il a coiiiineneé les emprunls el créé la délie extérieure (iSr)8-i862). Sous son j^ouvcrncnicnl, le nombre des gens (FalTaires el des conunercjanls européens s'accroît notablement ; (Taulre part, il se forme une première colonie d'occidentaux au service égyptien, militaires, ingénieurs, professeurs, archéologues pourvus souvent de litres lurcs tels que bcy ou paclia. Les plus notables étaient des Français; ce sont nos compatriotes qui ont commencé les grands travaux publics, transformé ragricultun», organisé les écoles; ce sont eux, enfin, qui ont créé Tégyptologie, où ils tiennent le premier rang. Aujourd'hui encore, la direction du Musée et des fouilles appartient à un savant français.
A partir de Saïd et sous Ismaïl, son successeur, linlluence européenne grandit continuellement. Nous ne pouvons qu'indiquer les principales phases de son développement.
En iHyf), on a établi trois tribunaux mixtes de ])remière instance dans les villes du Caire, Mansourah, Alexandrie et au-dessus d'eux, une cour d'appel siégeant à Alexandrie. Chacune de ces
^, I.A TRANSFORMATION DE l/ÉGVPTE
insliliilions rompron»! trois jupos indigènes et quafr** oiiroprt'ns; rrs dcrniors sont pris dans quatorze nations, sur la prr<oulalion des gouvernements ocridentaux ; en échange, les puissances ont abandonné en partie le privilège qu'elles avaient de faire juger les procès de leurs concitoyens par les dix-sept cours consulaires. Les consuls ne jugent plus que les procès civils entre Européens de la même nationalité ou les affaires criminelles concernant des Européens et qui n'entrent pas dans la compéience des tribunaux mixtes. La juridiction de <*eux-ci s'étend à toutes les affaires civiles et aux affaires correctionnelles entre Européens et Égyptiens, ou entre Européens de nations différentes, enlin, depuis 1900, aux faillites et banqueroutes. Le code en usage est une adaptation du droit français. C'est devant les tribunaux mixtes qu'ont été portées, entre autres affaires, les revendications des créanciers européens contre le khédive et, plus tard, les réclamations des commissaires français et russe relatives à l'emploi des finances égj'pliennes dans la guerre du Soudan.
{:ne nouvelle couche d'administrateurs s'est
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Tonnée lorsque les reeelles onl été saisies par les |)nissancos étrangères agissant au nom des cn»anciers. (lelle faillite de rKgypte a été la consé- «(iience des prodigalités dlsniaïl, successeur de Said (i8(>3-iS79). Kn 186G, Isinaïl acheta du sultan, à condition de lui verser un tribut annuel (1) de 7:^0.000 livres turques, au lieu de 076.000, le litre exceptionnel de khédive (souverain) qui remplaçjia le nom de vali ou vice-roi accordé à Moliammed-Ali, et le droit de succession en ligne directe. En 187;], il se fit reconnaître par le sultan le droit de conclure des traités de commerce avec les nations étrangères et de lever des troupes sans autorisation du suzerain. Devenir un vrai monarque était son ambition, et il rêvait de réaliser les merveilles que \es Mille et une Nuits prêtent au calife Haroun et la Bible au roi Salomon.
U aimait h construire ; le Caire est plein de ses palais, somptueux dapparence, mais bâtis de mauvais matériaux, incohérents parfois, sou-
\i) D;ins le budget de 190?. le tribut s'élève à r>55.o4i livres ('gypliennos. La livre égyptienne (L. K.) vaut 25 fr. 92; la livre turque, 22 fr. 75.
«*s I.A TRANSFORMATION DE I. KCYI»TK
vfnt inaclK*\v< |>;irro f|iio |r» khniivr s'est détroOh'* (Ml (|ii«: l;i faillito rsl vriiiir ; Irl liiUiinonl ilrvîiil «Mrr rAllininlini. toi aiitro lAli'îr/.îir, iiuiis K's '^i»loiiil<'urs nhvVs iir sont (\\w plnlnis, zinc ol lallrs. fournis par «Icsroiislruclciii's pou scrupuloux. Lailniiiiislration aoliicllo osl forl oiiiliarrassôc de Ions cos palais : ollo a mis une école normale dans Tun, dans l'autre le Musoc archoolofriquo. qu'on vionl do doménajçor pour lui donner un local mieux approprié ; elle a cédé un troisirmo à un grand liotol anglais. Autour des palais, Ismail avait réuni dos ménageries d'animaux rares, il avait fait planter des arbres précieux apportés d'Amérique et de (^eylan avec leur terre natale. Los fêles qu'otîrait le khédive étaient éblouissantes : celles qui furent données en i'S*>9. à rinauguration du canal de Suez, en prôsenco do plusieurs souverains, étonnèrent l'Europe. Edmond About, Théophile Gautier en décrivaient la magnificonco dans des romans et des chroniques, et le khédive, qui appréciait la puissance de la presse, accueillait les publicistes avec une hospitalité sans pareille : dans leurs écrits, il n'est question que de festins où la re-
LES KTRANGKRS l-N KGYPTK su
cliorcho ricnl<* la prorusion. <l(* maîliTs dholcl parisiens, ilr <loiiM*sli<|n(vs oricnlaux vi^liis <l<» soio <»l «l'or, <l(» salons sons dos Icnirs «Ircssrcîs en |)lcin drsrii, do dahahichs an\ apparlonuMils Inxuoux. Snr ces réeils, le publie siniaginail cpie la riehcsse de rKgyptc élait inépuisalile, et le khédive en profitait pour continuer ses emprunts.
Les Europé(îns l'aidaient à dissii)cr largent (|ue leurs compatriotes avançaient à gros iiitérèls. Pendant les fêtes de Sue/., plusieurs invités se Irouvèrent si bien chez le khédive qu'ils ne voulurent plus s'en aller, cl, dix ans plus tard, Isniaïl se plaignait d'avoir toujours à payer la pension d'une dame anglaise qui s'éternisait dans le plus bel hôtel du Caire. On a vu au.ssi qu'architectes et (»nlreprencurs n'étaient pas toujours scrupuleux ; tous les fournisseurs les imitaient. Un jour le khédive donna à une dame un lit qu'il avail commandé en Europe et payé pour de Targent massif: quand on h* fit estimer, H se trouva fait de métal argenté.
Les souverains d'Egypte étaient donc souvent mal servis ; mais, quand ils ne payaient pas très
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cxarlomiîiil kiirs créanciers europi^ons, à quelles nVlaiiNitions ne si; trouvaient-ils pas exposés! In <ks pnMJrcossours (i'Isnic'ul recevait, un jour, un consul crlMire pour ses frequonles démarches en faveur de ses nationaux. La salle était fraîche: « Couvrez-vous, Excellence, dit le khédive ! — « Je sais trop ce que je dois à votre Altesse ! >» — (-ouvrez- vous, je vous prie, car, si vous demeurez tête nue, vous prendrez un rhume, et ce serait un article de plu^ à mettre sur le mémoire ! » Les vice-rois ne payaient pas toujours de bonne grâce, mais ils fmissaient |iar s'acquitter. Ismaïl. lui, réussit à s'endetter tellement que la faillite survint.
La Dette extérieure commence en 1808 par un emprunt destiné à la construction de la première voie ferrée 1 Alexandrie-Le Caire), elle s'agrandit en i8<ii. C-onstiluée délinitivement et portée à 4.!K|!>.8oo livres égyptiennes, en 1862, à la suite d'un emprunt fait pour consolider la dette flottante, elle s'élevait dès 1870 5 88.307.000 livres. En 187.3 le khédive la portait presque au double en empruntant 32 millions de livres sous prétexte d'amortir une dette flottante de 28 millions
LKS KTRANGEHS EN EGYPTK î»!
do liviTs, mnis il no reiiihoiirsnit jiucnii créancier. I^^ii i870.hi ilcIIcconsoIidtV s'rlcvîiil agi millions do livros, ci lo khodivc suspondail une partie, do ses [Kiyemenls.
Les porteurs de titres, qui étaient de grands banquiers ot des gens d^atïaires, pour la plupart français ou anglais, obtinrent, avec l'appui de leurs gouvernements (1877-1878), la saisie des biens du kbédive et d'une partie des recettes égyptiennes qui furent administrés, au nom des créanciers et dans leur intérêt, par un syndicat international de faillite, appelé « Caisse de la Dette », qui existe encore aujourd'hui. L'administration de la Caisse est soumise au contrôle de commissaires nommés par les puissances.
Au-dessous delà Caisse, trois commissions internationales exploitent pour le com [)to des créanciers les terres domaniales du Delta (178.000 hectares), les propriétés khédivialesdo la Haute- Kgypte ou Daïra Sanieh (!:>o8.rîoo hectares), enfin le port d'Alexandrie, les chemins de fer et les télégraphes : ces divers services emploient beaucoup d'Européens, surtout des Français.
Il existe d'autres administrations internatio-
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nalt's: la roiiiini>sioii iniiiii('i|).'ilo (|ui aclmiiiislrr Alrxaiidrir. lo >n'\'u'r sanilairc drsiiiic à harror l<* rlHMiiin à la |if»>l<» cl an cliolrra asialiqiics ol qui osl «lisliiicl ilii >orvin» rjryplicn. Eiilin le canal de Suez i osl exploilr par une compagnie d'aclionnaires dont l<* personnel est en majorité français.
L'intUience française a longtemps dominé en Eirvple : Penlrcf» en scrne des Anglais est récente. Les Anglais étaient, avec les Français, les principaux créanciers du khédive : après la saisie des finances éu:vptiennes et rinslilulion de la Caisse de la Dette, on lit entrer au Conseil des minisires éL^vptiens deux contrôleurs, un Anirlais pour les linances, un Français pour les travaux publics, mis au service de TÉgypte et appointés sur le hudirel khédivial. Ils étaient les principaux insirumenis d'un condominium ou surveillance à deux, iuslilué par les gouvernements de Londres et de Paris et cpii fonctionna de* 1S79 à i«S8*>. On se représcnttî aisément (|uc le khédive ne s'hahilua pas à la tutelle qu'on lui imposait. •• Mon l)ays n'est plus en Afrique, décla-
(1/ Voir note de la |». 32.
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mil-il, nous soininos en Kur()|)c, maintonanl ! » Mais, il no pouvait payor connue ru Europe; exaspéré, il se lourna vers les foueliouuaircs indigènes (lonl les Iraileuïcnls élaient supprimés ou réduils par leconlrôlcel qui disaient: « Pour- (|uoi faire des économies sur nos pauvres a|)pointemenls alors qu'on donne 7r>.ooo francs par an à deux nouveaux Européens, les contrôleurs ?» Il encouragea des manifeslalions musulmanes el nationales pour réclamer « l'Egypte aux Egyptiens », si bien que les puissances se plaignirent à la Porte et obtinrent qu'Ismaïl fut déposé (iî^7y).
Sous son successeur Taoulik (1879-189?^) (1), le colonel Arabi et d'autres officiers égyptiens se mirent à la tête du mouvement indigène et réclamèrent le renvoi des fonctionnaires étrangers ; époque dramatique,, fertile en incidents, en violences, en émeutes, dont le souvenir nV st pas mort en Égy|)te. Nous avons entendu un des avocats de la ban(pie Hotliscliild évoquer la journée où le ministre arménien Nubar Pacha,
(1) On emploie d'habitude I orthographe anglaise : Tewfik P.uha.
insulte f»ar les soldats, assailli do pierres, poursuivi parl«' cri de : « Mort aux eliréliens ! », pressait les représentants des banques, leur disait : « C'est votre faute, avancez-nous les fonds si vous voulez que la révolte s'apaise >» cl où les gens d'affaires répondaient : « Si vous voulez de Farfrenl. donnez-nous de nouvelles garanties ! » On sait qu'en juin 188:2. après plusieurs mois d'une excitation qui s'étendit à tout le pays, le peuple d'Alexandrie se mit à piller les maisons des Européens et massacra près de cent résidents. A ce moment, la flotte des puissances du condominium était mouillée devant Alexandrie ; le cabinet anglais proposa une action commune au ministère français, qui craignit de n'ôtre pas suivi par la majorité s'il agissait et ordonna à Tamiral Conrad de gagner le large. Les Anglais bombardèrent Alexandrie le 11 juillet, débarquèrent seuls le 10,01. depuis cette épo([ue,ils maintiennent en Egypte un corps d'occupation. Voilà donc une troisième couche de maîtres étrangers constituée par les troupes anglaises, fortes, en temps normal de 4 à 5. 000 hommes, et par les fonctionnaires venus à leur suite.
Les Occidcnl^ux qui résident en Hgy|)le n'y sont pas lous au service dos différentes administrations. Le conimerce, Tindustrie naissante occupent près de la moitié, exactement 47,Sr)Vo Je la population étrangère. Parmi les G.Grir> personnes appartenant aux professions libérales (1897), fî5 Vo sont des européens, parmi lesquels on trouve une forte proportion d'avocats et avoués ; les procès ne manquent pas dans un pays international à juridictions multiples comme TKgypte ; il y a peu de villes au monde où les gens de loi de toute origine se comptent en aussi grand nombre que dans Alexandrie, la cité des affaires, ou au Caire, la capitale politique.
Les archéologues forment un groupe peu nombreux, mais justement considéré. Le gouvernement français entretient au Caire depuis 1879 une mission archéologique, comparable aux Ecoles d'Athènes et de Rome et dont les membres continuent la tradition de Champollion, de Mariette-Pacha, à qui TÉgyple fait élever un monument devant le Musée du Caire (1), qu'il administra, et de tant d'autres de nos compa-
(1) Autreroirîi de Boulaq, puis de Ghizé.
»; LA TItWSKoRMATION llK L KCYPTE
Iriulr.N. Le^ Fniin ;u> ont nvc Ir^^yplologic où sVxorro innintrtinnl I VMiiiilatioii fiVondo de loulcs 1rs iKilion-i. ils sr inîiiîiliriinriil îiux premiers raiifrsdaiis relie sci«Mice.ctr'<\sl avec juslicc que le gouvernemenl riryplieii a loiijours confié Tadministralion de son Mns<'»e, la plus riche collection d'antiquités pharaoniques, ù xm savant franrais, qui exerce on même temps la direction des touilles archéologiques.
A coté des résiilenls, on trouve de nombreux étrangers de passage, attirés par les monuments et surtout par le climat deTÉgyple. Le Caire est depuis longtemps une station d'hiver qui fait concurrence à celles de l'Europe méditerranéenne et de l'Algérie i ■.
L'hiver doux el sans pluie de l'Egypte convient aux phtisiques et aux rhumatisants, qui séjournent de préférence au hord du désert ou vers le sud. De magnifiques hùlels ont été construits au pied des Pyramides, à Hélouan-les-Bains près du Caire, à Louqsor.à Assoudn et, depuis la reprise du Soudan, à Kharloum. Leur personnel est composé en grande partie d'Allemands et de Suisses ;
II) DescripUon, pages 34-33. .
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CCS deux nalion«nlilrs fournissoni un certain nombre iVexlras, hommes cl femmes, qui viennent pcriocli«|ucmcnl en K}i:yplc' prendre \r service dans les liôlels d'hiver cl rel(unn(»nl chez eux pour se placer dans h»s ctalilisscMncids d'été.
Les gens de loisir et les mahules a[)|)articnncnl surtout aux classes riches (h* TAnglcterre et des États-Unis. Depuis iSS!>, hîs journaux de langue anglaise ont beaucoup vante le séjour en Egypte et Ton connuence à voir h\s effets de leur propagande. Souhaitons que les Algériens sachent mettre à profil les avanlages que leur donne la nature en suivant rexcmple de TEgypte pour la construction et Taménagemenl d'hôlels, la conduite à tenir vis-à-vis des étrangers et Tart d'employer la réclame.
A la fin du dix-neuvième siècle, les Européens résidant en Egypte étaient au nombre de i lo.ooo, au lieu de S.ooo dans les dernières années du règne de Mohammed-Ali.
Le recensement de 1897 compte en Egypte