FRANÇAIS KT ANGLAIS U
sioursdes coininissairesycoiiscnlirenl,inaisro[)posilion (lu n^prcscnlaiit de la Franco, appuyé par le coiinnissairc! russe, litrejcl(Ml:uIcmaiulc. Celait un succès pour les banques créancières, mais non pas une victoire diplomatique. L'Angleterre prétendit, en efl'et, avoir prêté à TKgypte le complément de ressources (|ui lui manquait, et elle en prit prétcxle pour faire ilolter, sur Omdourman, le drapeau hritannique àcôté du pavillon kliédivial et [)our déclarer que le Soudan reconquis n'était plus égyptien comme avant 1880, mais angloégyptien.
L'Egypte a paye la plus grosse part de l'expédition contre Khartoum. Elle comble chaque année le déficit du Soudan ; le budget de 1900 indique à ce sujet un prélèvement de 417- 719 L. E. Elle supporte tous les frais de Toccupation britannique, y compris ceux des troupes anglaises qui lui prennent 87.000 L. E. par an. L'Angleterre a donc l'avantage d'occuper sans frais la route des Indes, le débouché du Soudan, l'extrémité méditerranéenne de la voie projetée du Cap au Nil. Et cependant l'Egypte paye régulièrement ses créanciers, non sans avoir réduit leurs inté-
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rèls, cllo îiiiiorlil un«» partie ilc sa dollc, clic a nMrouvr un ( iv.jil siiffisant pour rMn|)ninlcr à un taux luiMliTr. — .*{ o o en |SS5, \ i ':>. o'o on 1888 irauK'iirà'i i •> ileux ans après), — dos Fonds qui lui prrnirll«*nl ilc so déliarrasscr des charges les plus onrreuses ou d'entreprendre de grands travaux puldics.
Le capital de la dette s'est augmenté depuis la saisie des finances égyptiennes et la révision des créances qui en fut la conséquence : un examen superficie] aboutirait donc h la condamnation de l'atlniinistration actuelle; mais une proportion Lien plus forte qu'autrefois des fonds empruntés a passé en améliorations des services publics et en travaux dulilité générale : enfin et surtout, le total des intérêts actuels est moins élevé que celui de l'^yj, bien que la dette soit plus forte. Pour a|>précierjustement la ditlérencc, il faut noterque les intérêts, pour Tannée 1900, dans le deuxième des tableaux suivants, sont donnés, comme ils figurent dans les documents, en livres égyptiennes L. E. . valant o fr. 70 environ de plus que la livre sterling tandis que tous les autres chitTres représentent des livres sterling (£).
FHANCJAIS I:T anglais 121
OKTTKS i:n 1877-78 capital intkiu%ts
Del te privilégiée à .'» 0,0 (novembre 187(1) ii.im.m) 850.000
Dette nui liée à 7 0/0 (novembre 1870) (I) 59.000.000 ;. 1:^.000
Detle Daïra Sanieli à 5 0,0 (<870, ronsoli*léo en ^877). 8.8i5.i:W 440.770
Detle domaniale à 5 0/0 (4878) 8.500.000 445.000
Totaux . . . 93.315.430 5 845.770
liKTTKS KN iîKK) CAPITAL INTKI<f!:TS
Emprunt 3 0/0 garanti parles
puissances (1885) 8.333.000 307.i25{a)
Dette privilégiée réduite à
3 1 2 0/0 (1888 avec effet en
Detle unifiée réduite à 4 0/0 (1880) 55.971.960 2.182.ÎK)6(4)
Dette Daïra Sanieh réduite
Dette domaniale réduite à
Totaux . . . 102.714.180 3.851.761
fi) Ces deux dotlcs privilégiée et unifiée réfsultent de la consolidation cl de runificalion des emprunts précédents aprèri la saisie des finances égyptiennes au profil des créaneiers européens.
■2) Y compris 61,718 livres destinées à ramorlissement.
(3) Ainorlissenicnt suspendu en i885.
(4) Amortissement suspendu en i885.
|« L.\ tRANSKORMATION DE l'ÉGYPTE
L'cmpruiil 3 o.o garanti par les puissances, nnis on iS85. pour le paiement (l*indeinnité.s à la suite des événements de i88:î, pour combler ledéiicit. pour le rachat des pensions et pour les travaux d*irrigation, s^élevail à 1^ 9.424.000, dont v: 1.091.000 ont déjà été remboursées.
L'amortissement se poursuit grâce aux excédents budgétaires.
L'accroissement de la dette privilégiée s'explique en partie parce qu'on a fondu avec elle : i*", un emprunt de £ 2.33o.ooo fait en 1888, à 4 I 2 0/0 et converti en 1890 en 3 1/2 ; ri", un second emprunt pour le racbat des pensions et l'irrigation qui s'élève à £ i.3oo.ooo.
La conversion de la dette unifiée en 4 0/0 a été opérée en 1880 sous le condominium franco-anglais : le capital de cette dette s'élevait alors à *c 60.908.240.
La dette de la Daïra et la dette domaniale ont été réduites sous la prépondérance anglaise, grâce aux ventes de terres par lesquelles on aliène le gage pour rembourser la créance. On a formé une compagnie anglaise qui rachètera les domaines de la Daira Sanieh, gage d'une partie de