FRANÇAIS KT ANGLAIS
la dcllc, ce qui permettra de rembourser les créanciers cl de licencier radniinislralion internationale, qui travaillait pour leur compte.
Les Anglais espèrentcju'une série d'opérations analogues les débarrassera même de la Caisse internationale de la Dette. Les tribunaux mixtes, enfin, leur portent ombrage et n'ont pas été maintenus sans opposition de leur part. Leur politique se comprend, car, pour devenir maîtres de rÉgypte il ne leur suffit pas de contrôler Faction passablement restreinte du gouvernement égyptien, il faut qu'ils détruisent les institutions internationales de surveillance et d'administration où les Français tiennent une place très importante.
La lutte d'influences s'est engagée aussi entre les particuliers dans les afl'aires privées, dans la culture, rindustrie, le commerce. Les Français possèdent toujours la plus grande partie des actions du canal de Suez, mais le gouvernement anglais, profitant des embarras d'ismaïl, lui a pris en 1870, ses 176.602 actions à 568 francs Tune ; elles en valent aujourd'hui plus de 3. 800. Les Français sont les principaux porteurs de rentes
Iî; I.A THANSFORMATION I)K l kcyktk
r«ryjilienn«»>. iimis on viriil de voir que l*a<lminis- Iralioii ;inirIîn>o tr<iv«'nllc à roinhoiirscr la dcllc. Kiiliii. 1rs Frniiraisonloncorc on Kpryple un grand nonilire <lr proprirlrs, d*usincs, dr maisons de romnuTrr. mais les Anglais élèvent des sucreries, des moulins, soumissionnent pour les travaux pulili<*s,ont fondé une Banque nationale au cai)ital dr !>."> millions de francs, ont acheté à très I»on compte les navires de la Compagnie Khédi- \ ielî sulivenlionnée par le gouvernement.
L'Angleterre fait à elle seule près de la moitié du commerce extérieur de TÉgypte, qui se montait en 1901 à ir).o44.93<| L. E. d'importations et iri.ySo.oS^ L. E. d'exportations. En igoi, TAnglelerre vendait à rKgyptc pour r).5G8./|98 L. E. de marchandises consistant surtout en cotonnades, charbons, fers et aciers; elle lui en achetait pour S.ui-î. 91 1 L. E. les principaux articles étant le coton lirut. 4es graines de coton, le sucre, les légumes secs. La même année, les possessions britanniques en Méditerranée vendaient pour i3o.7o3 L. E. et achetaient pour6.G34L. E ; les colonies anglaises d'Extrême-Orieiit vendaient pour 882. 4ÔS L. E. et achetaient pour
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107.878 l^. K. On jiifi^era <Ies profères faits j>ar le rominercc anglais si l'on sait <|ir<»nlrc 1879 cl i8<S3, l'AntrlcIrrre el les [)Osscssions niéclilcrranécnnes vendaioiil à rEgy|>te |)Our ?i. 839. 405 L. E. et lui achetaienl pour 8.*tt8. i38 L. E., année moyenne.
La France a maintenu lant bien que mal le chiffre <le ses affaires avec Tlilgyplc, environ (io millions de Francs par an ; elle occu|>e pour les ventes le troisième rang, un peu après la Turquie, pour les achats, le deuxième, loin derrière TAnglelcrre ; pour Tensemble du commerce, elle vient la troisième. Entre 1879 et i883, année moyenne, la France et TAlgcrie vendaient à TEgypte i.oôo.ôsG L. E. de marchandises et lui en achetaient 1. 186.288 L. E. En 1900, Tannée la plus prospère pour le commerce franco-égyptien depuis i863, la France et TAlgérie ont envoyé pour 1.814.870 L. E. et pris pour 1.430. i58 L. E. En 1901 elles importent en Egypte pour 1.406. 435 et exportent pour 1.262.524 L. E. La diminution des achats français est particulièrement sensible pour le coton brut, dont la France demande beaiicoup moins
IW LA TRANSFORMATION DE L KCYPTK
: fi. Il 4.000 fr.'. tandis qu'elle (Icniiinde plus de trraines do colon (+ ."V-TG.ooo fr.) destinées aux huileries di- Marseille. L'augmentation des importations françaises se manifeste surtout pour lesarticles suivants: farines (près de î>!.200.ooo fr. d*augmentation\ liqueurs (-h ag/j.ooo fr.), vins (-4- 140.000 fr.), conser\es (-h 117.000 fr.), fers (-h 51.000 fr.), bougies (-h 40.000 fr.), fromages (-H !>o.ooo fr.), savons {4- i3.ooo fr.).
Ce sont là pour une grande part des produits de Marseille, notamment les farines faites avec les blés de Russie et dont l'importalion augmente depuis qu'en Egypte les plantes industrielles se développent aux dépens des céréales (1) ; de même, les bougies dont la France est la principale fournisseuse. Les savons viennent aussi de Marseille : dans celle catégorie, les marchandises grossières sont fabriquées en Egypte (a), la France n'exporte que des produits fins. Les liqueurs, les vins, les conserves de France sont des articles de luxe, destinés aux Européens ; l'alcool industriel pourrait être fabriqué en abon-
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