‹ La transformation de l'Égypte (volume 2)Chapitre 16 sur 42 · FRANÇAIS ET ANGLAIS · texte numérisé non relu

FRANÇAIS ET ANGLAIS

(lance avec les ri^sidus des sucreries, s'il avait un (l(^l)Ouch<^ dans le pays ; les vins à bon marché sonl en grande parlie imporlés de (irèco et des îles grecques. Enfin, la France vend a TÉgypte de la parfumerie, des objets de toilette, d'ameublement, d'ornementation, le tout destiné aux Européens riches.

L'augmentation de cette classe de résidents accroîtra la clientèle de nos commerçants s'ils savent profiler de Toccasion. Or, ils se montrent en Egypte, comme partout, pleins de mérites dont le principal est une parfaite honnêteté, mais aussi, timides, routiniers, n'aimant guère à chercher le client, à le tenter, à se conformer à ses désirs, opposés aux longs crédits, paralysés d'ailleurs par la peur qu'ont les capitalistes français de confier leurs fonds aux industriels et aux négociants ; enfin on doit se les figurer exactement à Topposé du commerçant allemand décrit plus haut, qui a toutes les audaces et toutes les complaisances de Thomme nouveau sur la route du succès, tandis que les nôtres ont les défauts avec les qualités du personnage de bonne maison qui tient à sa dignité et compte sur sa repu-

LA TRANSKORMATION DE L KGYPTK

lation. L^* r*'*siilt;it rst c{ur los Fran<;ais sont les MMils à \\o |ioint iragiior do torrniiK tandis que liMis K\s aulros |iroiiloiil de raccroisscinent de la |)0|iulalioii et de raupruientaliou de la dépense puiiliqiu* el particniicre.

On espère qiir la loi proniulgnre en 1900 pour ••Icndre la ronipélonce des tribunaux niixles on matière de faillite.>et banqueroutes enbardira un peu les néifoeiants français, 1rs moins confiiuits do tous.

Ln événement très heureux pour nous a été la conclusion dun traité de commerce francoéînption. le !>G novembre 1902. Jusqu'à cette date, les relations économiques entre France et Égvpte étaient régies par le traité franco-turc de iS6k applicable à tout Tempire ottoman.

Ismaïl. on Ta vu (i), avait acheté au sultan le droit de conclure des traités de commerce, et ses successeurs usèrent de la prérogative pour négocier avor l'Angleterre (1889), puis avec les diverses puissances, sauf la France et la liussie. Ces deux États semblaient peu disposés à reconnaître par un acte formel Tindépendance écono- '1) Page 87.

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