VALLEE KT DELTA DU NIL
s'épanouissenl-ils en un réseau île veines qui s'étend aussi loin que possihicî. Si Ton avait assez d'eau, on mettrait en vah^ur toutes les parties basses du désert ; ainsi les bords du canal d eau douce, qui a été creusé entre le Nil et Ismallia, station centrale du canal de Sue/, dans un pays sans végétation, sont aujourd'hui couverts de cultures qui mettent une bande verte au milieu des sables et des rochers.
Les parties arrosées et cultivables de la Basse- Egypte sont grandes à peu près comme trois de nos déparlements : elles contiennent •>.:îr>7 villages sur les 3.670 que compte TKgypte, et nourrissent cinq millions et demi d'habitants, beaucoup plus de la moitié de la population. Si l'on met à part le Caire, dont les 570.062 habitants ne sont pas comptés dans le total précédent, toutes les villes au-dessus de 3o.ooo unies se trouvent dans la Basse-Egypte, excepté Assiout (4i2.078 habit.) située au milieu de la vallée et Médinet-el-F'ayoum (83.069 hab.), capitale d'un oasis. Alexandrie, le principal port, le centre des affaires, de la Bourse, de la Cour d'appel, cité de négociants et d'avocats, a 819.766 habi-
liiiiU ; \iriiiif*iil eiisiiili* Tantali ('^•'^89 hab. i, l'orl S;iiil. rriV't* :iii milieu (Jcs sahlcs et contciii- |»oi.iiiir «lu f'iiiijil, ville neuve qui «1 (ié|Kissé Suez ri ilniil lu |»roN|iérilé croissaule commence a ini|uif''lrr Ali'Xiindried) (4:^.<|o'> liab.; Mansourali j
.'Mi i.'li liiili.K Zn^a/.iK {liH,';i7} hab.;, enfin Damirtti* .'ti.yi.'i liiib.).
liiitri* If* Delta et la llaute-Kgyple, le Caire (la \ irt<»riniM*'«*sl liiUie sur la rive droite du fleuve il |irij |nv^rii face de l'ancienne Mempbispbaraonif|iir dont le.N monuments ont, pendant des sièel«".. M'r\i de earrirres ^i la nouvelle capitale. Le (liiirr, hi |ilu^ frrosse ville d'Afrique et Tun des renirr*» de lislam, se eom|)ose de plusieurs cités roiiilriiitrs pardrs <*alifes et sultans différents el qui eon*M*r\ent eneore des portes à tours mashi\e^ el drs pans d<* murailles couronnées de miiriiiroidis. Lesnivhilectes arabes de toutes les époqiirN y ont liAti une série de monuments admirables depuis la mosquée d'Amrou, grande cour fa colonnades, plus simple qu'une basilique primilive et la nobh^ Gamia du sultan Hassan, majestueuse comme un temple pharaonique, jus-
(i; VoirCuARL£8-Roux,L'i«Mme elle Canal de Suez^Pari^^ 1901.