PC PEUR
Écoles de réforme de Frasnes et de Saint-Éloi (1).
L'école de réforme de Frasnes-le-Château est dirigée par des religieuses, les sœurs de la Providence de Ribauvillier ; ces sœurs sont toutes Alsaciennes (?).
Les maïitresses qui sont chargées des classes les plus élevées ont leur brevet supérieur ; les enfants sont instruits etsurveillés uniquement par des femmes qui ne sont aidées dans leur tâche que par un professeur de gymnastique et un garde assermenté.
L'école n’a pas d'ateliers, mais elle fait faire leur apprentissage à ses élèves au dehors (3).
Les enfants envoyés à l’école de réforme de Saint-Eloi sont confiés à deux instituteurs, l’un titulaire, l’autre adjoint; la femme du premier est chargée des petites classes. Un professeur spécial enseigne l'agriculture : l'école a eu de nombreux prix dans tous les concours de la région pour la culture et l'élevage du bétail. Le personnel est complété par les ouvriers de la ferme, qui sont choisis uniquement parmi des hommes mariés ou veufs.
Dans les deux écoles on donne aux enfants une éducation religieuse solide.
(1) B.S. G. P., Le Courbe, 1890, p. 445.
(2) Puybaraud, Mais. éduc. préventive et correct., p, 29.
« Il se mèle à leur œuvre une pensée patriotique soigneusement conservée et réchauffée par ces femmes originaires de notre province perdue et qui ont émigré en France pour y continuer leur apostolat de charité et d'éducation; ce sont avant tout de bons petits Français qu'elles entendent faire de nos vauriens des grandes villes, et quiconque visite leur établissement emporte cette impression qu'elles n'y perdent point leur peine. »
(3) Voir à notre chapitre du patronage.