‹ La Transformation Morale du Jeune Délinquant par le TravailChapitre 3 sur 50 · LE POSTE DE POLICE. — LE DÉPÔT · texte numérisé non relu

LE POSTE DE POLICE. — LE DÉPÔT

Le poste de police. — Tous les délinquants arrêtés à Paris sont amenés au poste de police, situé dans chaque commissariat. Le mineur n'échappe pas à cette loi commune : il s'agit de l’arracher sans retard à ce milieu vicié.

Une circulaire de M. Lozé, ancien préfet de police, faite en vue de remédier à cet état de choses, et datant de 1892, prescrivit de conduire immédiatement l'enfant arrêté à la préfecture de police, soit en bateau, soit en omnibus (les enfants sordides ou malpropres seuls exceptés).

On évitait de la sorte la promiscuité du poste de police ; on évitait aussi de faire passer l'enfant par la voiture cellulaire.

Malheureusement il était impossible d'appliquer les mesures prescrites par cette circulaire aux mineurs fort nombreux arrêtés dans la nuit (1); on se voyait forcé de les mettre au violon où ils se trouvaient mélangés aux vagabonds et aux ivrognes ; afin d'éviter ce grave inconvénient, M. Lozé ordonna de les faire coucher dans la

(1) Bal. S. G. Prisons, 1896, p. 225-226.

RinsARD

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