‹ La Transformation Morale du Jeune Délinquant par le TravailChapitre 4 sur 50 · RS ER · texte numérisé non relu

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salle des agents, et de les conduire le lendemain matin à la préfecture de police.

La permanence. — A son arrivée à la permanence (préfecture de police) le mineur subit un premier interrogatoire : on cherche à savoir son nom, son état civii ; on voit pour quels motifs il a été arrêté ; on joint au procès verbal de cet interrogatoire le titre du fonctionnaire qui a libellé l’ordre d'envoi et les pièces justificatives qu'il a été possible de se procurer.

Si l'arrestation semble imméritée et que l'enfant ait une famille honorable qui vienne le réclamer, il est relàché : le commissaire de police fait à l'enfant, et aux parents surtout, une verte semonce, et c’est fini; si ces conditions ne sont pas réunies, l'enfant arrêté est dirigé vers le dépôt. C'est ce qui a lieu la plupart du temps. -

Le dépôt (1j. — Le dépôt est une sorte de prison située dans l'enceinte du Palais de Justice: certains mineurs arrêtés y restaient jusqu'à ces dernières années pendant une ou deux semaines : c'était déplorable; à cette époque, en effet, enfants et adultes du sexe masculin se trouvaient réunis dans une salle appelée « l’école »; aucun travail ne leur était donné (2). Seuls les enfants très jeunes étaient retirés du quartier des hommes pour être confiés. aux femmes qui venaient d'être arrêtées ! !

Aujourd'hui les choses se sont améliorées ; les hommes sont surveillés par des gardiens, les femmes par des sœurs

(1) Dreyfus, B.S. G. P., 1892, p. 463; Guillot, Prisons de Paris, p. 226; Alpy, B. S. G. P., 1896, p. 227.

(2) « Lorsque l'enfant est resté quelques jours sous ce toit malsain, sans surveillance réelle, sans conseils, sans travail, il est perdu. Les relations mauvaises sont formées, les mystères de la prison sont connues. » Guillot, Prisons de Paris, 331, et B. S. G. P., 1893, p. 599.

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