ESS): PE
s’avisa de lui demander les noms et prénoms de sa mère... elle hésita ; pressée de questions, menacée d'une dénonciation à la préfecture de police, elle finit par avouer qu'elle était la maîtresse du père du jeune détenu, et que son amant qui travaillait tout le jour l'envoyait voir son fils à sa place! »
Régime des détenus les dimanches et jours fériés. — Les enfants se lèvent une heure plus tard que pendant la semaine ; ils vont écouter la messe. Ensuite on leur fait, pour les occuper, un cours de dessin; c'est tout pour la matinée. Dans l'après-midi l'instituteur fait une conférence
sur un sujet quelconque.
On a cherché de toutes façons à occuper les jeunes détenus de la Petite Roquette pendant les jours fériés ; l'organisation même de cette prison cellulaire rendait la tâche singulièrement difficile. Le moyen auquel on s'arrêta fut le suivant: pendant l'après-midi un détenu faisait une lecture à haute voix dans le corridor sur lequel donnent les portes des cellules. Seuls les enfants les plus rapprochés entendaient quelque chose. On dut renoncer à cette mesure ; aujourd'hui les détenus sont autorisés à travailler pendant l'après-midi des jours fériés.
Nous ne pensons pas que cette solution soit satisfaisante ; plus encore que les adultes en effet, les enfants ont besoin
d'un jour de repos par semaine.
Le cours du dessin du dimanche matin montre, à notre avis, la voie qu’il conviendrait de suivre ; on pourrait aussi facilement faire dans la salle d'école cellulaire un cours de solfège ou de chant; on pourrait même, en ayantsoin de leur faire interpréter des chants patriotiques ou moraux semblables à ceux que l’on enseigne aux en-