MOT
Epreuve de Nurnberger. — Cette épreuve, dite des trois gouttes, a été imaginée en 1920.
Sur une lame, déposer une goutte de solution de citrate de soude à 10 % et mélanger intimement à cette goutte une goutte de sang du donneur et une goutte de sang du récepteur. Recouvrir d’une lamelle et.examiner au microscope. S'il y a agglutination, le sang du donneur éventuel n’est pas compatible.
Nurnberger a fait, sur ses indications, de nombreuses transfusions sans aucun incident.
Pour Jeanbrau, elle ne paraît pas présenter une sécurité absolue.
Personnellement, étant dépourvu de sérums tests et l’urgence ne nous permettant pas de pratiquer l'épreuve de Jeanbrau, nous avons fait, sur les indications de l’épreuve de Nurnberger, plusieurs transfusions sans incidents. C’est ainsi qu’à propos d’une tranfusion chez un adulte, elle nous a permis d’éliminer trois donneurs éventuels incompatibles.
Cette épreuve nous paraît intéressante à propos de la transfusion du sang chez le nouveau-né. Facile à pratiquer, elle permet d’obtenir rapidement un résultat. Elle évite la prise de sang par ponction du sinus longitudinal supérieur.
Elle mérite donc d’être expérimentée sérieusement : afin d’obtenir une idée juste de sa valeur.
Nous avions pensé pouvoir faire cette étude; les circonstances ne nous l’ont encore pas permis.
LE CHOIX DE LA MÈRE COMME DONNEUR. — Chez le nouveau-né, pour des raisons d'ordre pratique et bio-