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tion de Wassermann, la recherche de l’hémolyse et de l’aggiutination seront pratiquées toutes les fois que cela sera possible. Ces deux dernières épreuves sont moins utiles: Crile s’en dispense depuis qu’il a transfusé, avec succès, des tuberculeux. Or, le sang des tuberculeux hémolyse in vitro le sang étranger. M. Jeanbrau dit n’avoir jamais eu le temps de faire pratiquer ces recherches, car tous ses blessés étaient moribonds. Il n’a jamais eu à le regretter. Il a cependant inoculé le paludisme à un de ses blessés auquel il transfusa le sang d’un tirailleur sénégalais.
M. Jeanbrau prenait, au début, des petits blessés, ayant peu saigné. Mais il renonça à cette pratique pour deux raisons. D’abord parce que le sang des sujets ayant fait une hémorragie, se coagule plus facilement et plus vite. Ensuite, parce que le sang des patients ayant reçu du sérum antitétanique risque, peut-être, de déterminer le choc anaphylactique chez des récepteurs en état d’anaphylaxie sérique.
Il demandait, de préférence, du sang à des éclopés atteints d’entorses, de contusions. Pour qu’ils consentent volontiers à ce sacrifice, il faut d’abord leur affirmer qu’ils ne souffriront pas pendant l’opération, ensuite qu’ils ne seront pas malades. Maïs la perspective d’une permission constitue le meilleur argument. Le Service de Santé du G. Q. G. avait obtenu, du commandement, que tout donneur de sang ait droit à une permission de dix jours et puisse être proposé pour la médaille d'argent du dévouement et des épidémies (circulaire 6.822 D. A., du 22 décembre 1917).