A. INSTRUMENTATION
Il faut: 1° les instruments nécessaires pour dénuder une veine, bistouri, pinces à disséquer à griffes et à mors plats, quelques pinces de Kocher, une sonde cannelée ; 2° une-seringue de Luer, quelques aiguilles fines, une solution de cocaïne à 1 p. 200, sans adrénaline, pour anesthésie locale ; 3° une ampoule de verre pour recueillir le sang; 4° une soufflerie de thermocautère; 5° une solution de citrate de soude.
L’ampoule de verre, dérivée de celle de Kimpton, cons-
truite sur les indications de M. Jeanbrau, par la maison
Géntile, possède une capaeité de 500 centimètres cubes. Elle est graduée. Son extrémité inférieure est effilée en forme de canule à biseau latéral, afin de pénétrer facilement dans . la veine. Son ouverture supérieure est obturée par un bouchon de caoutchoue, traversé par un tube métallique recourbé, sur lequel est intercalée une boîte à coton pour filtrer l’air. À ce tube, on adapte un morceau de drain non perforé, muni d’un presse-tube, grâce auquel on interrompra à volonté la pénétration de l’air dans le récipient. La fermeture de l’ampoule, par le bouchon, doit être parfaitement étanche, sinon-le sang s’échapperait quand on retire la canule de la veine.
La soufflerie de thermo sera, au préalable, disposée pour aspirer et refouler alternativement. Dans ce but, on retire d’un centimètre environ le petit cylindre d’aluminium qui contient la soupape et qui obture le pôle libre de la poire rigide. On coiffe ce cylindre d’un tube de caoutchouc (fragment d’un tube à douches) de 15 centimètres de longueur environ, et l’on fixe, avec deux fils, d’une part le cylindre à poire, d’autre part, le tube au cylindre soupape. En adaptant la soufflerie par ce tube à l’ampoule, on fera le vide à l’intérieur, et l’on activera la pénétration du sang.
La solution de citrate de soude, qui doit être chimiquement pur, est à 10 p. 100. Elle sera stérilisée à l’autoelave. Il est bon de Ia renouveler assez souvent, les solutions non conservées en ampoules scellées, risquant de s’altérer.
B. CHotx DU DONNEUR
Choisir de préférence un sujet vigoureux, dont le réseau veineux superficiel soit très développé. S’assurer qu’il est indemne de syphilis, de tuberculose, de paludisme. La réac-