‹ La Transfusion Du Sang Citrate Chez Les Blessés De GuerreChapitre 23 sur 40 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

Le Transfusion pour blessure de guerre. — Broiement de la jambe gauche et fracas du fémur gauche par un obus. Etat très grave. — Transfusion citratée. — Guérison. (Jeanbrau, in \iurard, Lyon Chirurgical, janvier-février 1918)

P.R..., blessé, le 30 août 1917, à 7 heures. Entré au poste chirurgical avancé de B..., le même jour, à 9 h. 30.

Diagnostic et symptômes à l'entrée. — 1° Fracas de la partie inférieure du fémur gauche, avec large brêche poplitée; 2° broïement de la jambe gauche par obus. Arrivé avec un garrot, le patient est froid, d’une pâleur de cire. Son pouls à peine perceptible, bat à 140.

Intervention. — Après réchauffement, injection d’huile

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camphrée, de sérum spartéiné et adrénaliné; le pouls est à 112, la tension maxima à 9: la tension minima à 5.

Anesthésie au chlorure d’éthyle. M. Jeanbrau pratique, à midi, l’amputation de la cuisse gauche au tiers moyen, puis il fait immédiatement une injection de 800 centimètres cubes de sérum physiologique dans la veine fémorale. Le pouls est alors à 160, tr.s faible ; le facies est mauvais. M. Jeanbrau fait une transfusion de 500 centimètres cubes de sang citraté. |

Immédiatement après, le pouls est à 104, plein et régu- Lier. La tension maxima est à 11, la tension minima à 8.

Le blessé qui, malgré les toni-cardiaques et le sérum artificiel, restait en état très grave, a paru complètement hors de danger après la transfusion. Il a guéri sans le moindre icident. Son moignon fut suturé secondairement le 10 septembre. Sa tension maxima est alors de 13, sa tension minima de 9, son pouls bat à 72. Les urines sont normales. Le patient a été évacué, en excellent état général, le 21 septembre 1917.

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