‹ La Transfusion Du Sang Citrate Chez Les Blessés De GuerreChapitre 34 sur 40 · ST · texte numérisé non relu

ST

OgsEervarTionN XXXVII

Tranfusion pour blessure de guerre. — Fracas de l'épaule. — Toilette du foyer de fracture. — Transfusion citratée. — Mort après une survie de douze heures. (Hertz, ir Murard, Lyon Chirurgical, janvier-février 1918.)

L..., blessé, le 23 octobre 1917, à 10 heures, par éclats d’obus, arrive le 24, à 11 héèures, porteur d’un gros délabrement de l’épaule. Shock, hémorragie.

Intervention. — Grande incision à travers la plaie, toilette des parties molles; on trouve un éclatement du squelette scapulo-huméral. On résèque le col, la tête de l’humérus; toilette des esquilles de la cavité glénoïde, du corps de l’omoplate, de l’acromion, de la elavicule.

Transfusion citratée de 500 centimètres cubes,

Mort, le soir même, à 23 heures,

OgservaTion XXXVIII

Transfusion pour blessure de guerre. — Broiement de jambe, plaies multiples. — Shock grave. — Transfusion citratée.— Amputation. — Survie inférieure à vingt-quatre heures. (Murard. Lyon ©hirurgical, janvier-févrior 1918.)

L. H.., blessé, le 29 août 1917, entre le 30, à 10 heures, pour des plaies multiples du membre inférieur gauche, avec fracture des deux os de la jambe. Shock grave, délire, pouls noïi perçu.

À 15 heures, transfusion de 500 centimètres cubes, amélioration; les téguments se colorent. Mais le soir, la température est à 40°4; délire, agitation.

Amputation de la cuisse (M. Latarjet). Mort quelques heures plus tard,

—" Su

OgservatTion XXXIX

ransfusion pour blessire de guerre. — Plaies multiples et broiement d'une jambe, — Transfusiou citratée. — Survie de deux heures. (Jeanbrau, ?n Murard, Lyon Chirurgical, janvier février 1918.)

T... L.-G., blessé le 6 septembre 1917, à 17 heures; entre au poste chirurgical avancé de B..., à 20 heures.

Diagnostic. — Plaies multiples par éclats d’obus: à

1° Broiement de la jambe droite au tiers moyen;

2° Plaies multiples de la cuisse droite;

3 Plaies multiples de la cuisse gauche;

ˡ Plaies multiples de la jambe gauche;

5° Plaies multiples du thorax, ne paraissant pas pénétrantes :

6° Séton du cuir chevelu.

Shock très marqué, le blessé est inconscient. Son pouls bat à 148 avec des faux pas. à

Intervention. — Après réchauffement et injection de tonicardiaques, on pratique une rachianesthésie à la novocaine.

MM. Jeanbrau et Hertz font une amputation de la jambe droite à section plane. Malgré la brièveté de l'intervention, l’opéré fait une syncope. Respiration artificielle et injec- - tion de 500 centimètres cubes de sérum physiologique chaud intraveineux. La mort est imminente.

Les opérateurs pratiquent une transfüsion de 500 centimètres cubes de sang citraté.

Le blessé revient à lui, se recolore, et répond aux questions qu’on lui pose.

Le pouls est à 120, bien frappé.

IN OP On débride rapidement les autres plaies et on extrait les éclats. + Après une amélioration passagère, le blessé succombe le 7 septembre, à minuit 30, deux heures et demie après la transfusion.

OBservaTIoN XL

Tranefusion pour Ilessure de guerre. — Piaies multiples et broiement de la cuisse gauche. — Shock très marqué, anémie extrême. — Transfusion citralée. — Survie de deux heures, (Jeanbrau, ir Murard, Lyon Chirurgical janvier-février 1918.)

P. M... blessé, le 7 septembre 1917, vers 16 heures. Entre au poste chirurgical avancé de B..., à 21 heures.

Diagnostic. — Plaies multiples par éclats d’obus:

1° Fracture comminutive de la cuisse gauche avec vaste délabrement et section des vaisseaux fémoraux ;

9 Plaies de la jambe gauche avec perte de substance étendue du mollet; |

3° Plaies de la jambe droite.

Shock très marqué. Le blessé est exsangue; son pouls, imperceptible à la radiale, ne peut être compté qu’à la fémorale (144). Le patient présente des symptômes bulbaiïres; phénomènes d’asphyxie sine materia. Il réclame de l’oxygène, de l’air, et se plaint d’étouffer.

Réchauffement, injection de spartéine, de strychnine, d'huile camphrée. Avant toute intervention, M. Jeanbrau pratique une transfusion de 500 centimètres cubes de sang citraté, suivie d’une injection de 750 centimètres cubes de sérum artificiel contenant 1 gramme de chlorure de cealcium.

À la fin de la transfusion, le pouls est à 130, perceptible

Page 1