‹ La Transfusion Sanguine Dans Le Traitement Des Maladies Du Premier ÂgeChapitre 20 sur 29 · RIT · texte numérisé non relu

RIT

a beaucoup de cas de melæna néo-natorum où toute thérapeutique est superflue, la guérison survenant spontanément.

Dans d’autres cas au contraire le melæna s’accompagne d’hématémèse et de manifestations hémorragiques diverses : la mortalité est alors très élevée en dépit de toute thérapeutique. Mais lorsqu'il s’agit d’un melæna isolé, non accompagné d’hématémèse, appelé melæna-vera, qui ne se tarit pas, la transfusion est parfaitement indiquée. G. Sée rapporte l’observation d’un de ses malades où la transfusion a

réalisé une hémostase rapide :

Obs. I. — Ii S’agit de l’enfant G. R.…, né le 21 mars 1930, à la suite d’un accouchement très long (présentation de la face, travail prolongé pendant vingt-six heures chez une secondipare).

Le 23 mars se produit une importante hémorragie intestinale de sang rouge qui continue le lendemain. Dans la nuit, transfusion de 40 ce. de sang maternel citraté par voie sinusale.

Depuis lors, aucun accident hémorragique ne s’est reproduit.

Enfin Van Crefeld envisage l’action heureuse parfois de la transfusion sanguine dans les hémorragies des glandes surrénales. Il prétend que dans les cas où cette hémorragie n’est pas trop importante, la guérison est possible. Il conseille même, lorsque l’hématome s’est rompu dans la cavité péritonéale après la transfusion, de rester quelque temps dans l’expec-

tative avant d'intervenir chirurgicalement.

3° Les ANÉMIES sont pour une bonne part justiciables de la transfusion sanguine.

Il convient toutefois d’éliminer certaines anémies légères, séquelles de maladies infectieuses où la transfusion n'est pas indispensable. Nous envisagerons donc les anémies graves.

Le syndrome connu aujourd’hui sous le nom d’anémie grave du nouveau-né, quoique beaucoup moins sombre que l’ictère grave dont il est la forme mineure, impose la transfusion. MM. Debré, Lamy et Sée pensent que la bénignité relative de cette forme d'érythroblastose explique que la méthode des transfusions sanguines répétées y enregistre des succès particulièrement remarquables.

Van Crefeld trouve que le pronostic de cette affection est devenu plus favorable depuis que la transfusion sanguine est appliquée plus fréquemment.

MM. Debré, Lamy, Sée et Mme St. Schrameck ont précisé à plusieurs reprises le tableau d’une autre affection congénitale : la maladie hémolytique congénitale, et montré la fréquence et la gravité des crises hémolytiques. Il est bien certain que de tels accès survenant brusquement chez un nourrisson peuvent le mettre en péril de mort et l’opportunité d’une transfusion doit alors être envisagée.

Nous avons signalé plus haut que dans ces cas d’anémie le fait de la fragilité particulière des hématies nécessite le choix d’un donneur appartenant rigoureusement au même groupe que celui du malade.

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