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I. — CHOIX DU DONNEUR

C’est là une question qui semble actuellement résolue mais qui a été à plusieurs reprises l’objet de controverses sérieuses.

C’est ainsi qu’en 1916, Langrock et Cherry affir-. ment que le « donneur physiologique » pour le nouveau-né est la mère, faisant reposer cette affirma-

tion sur 34 cas observés par eux où les nouveau-nés

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ne présentaient ni agglutinines ni hémolysines dans leur sérum. Ils en concluent que l’on peut injecter à un nouveau-né du sang de sa mère sans examen préalable.

Erreur manifeste que Bransillon dans sa thèse (1925) et surtout le Professeur Debré et Hamburger dans une communication à la Société de Biologie s’attachèrent à dénoncer. Ces derniers, en effet, établirent que l'identité des sangs de la mère et de l’enfant n’existe que dans 60 % des cas. Leurs recherches, venant confirmer celles de Jones et de Happ, montrent que « les agglutinines sériques ne sont pas décelables en général dans les premières semaines de la vie », mais « qu’il est possible parfois de mettre en évidence de très bonne heure les propriétés hémagglutinantes du sérum ».

Nous admettrons donc avec le Professeur Robert Debré et M. Hamburger que, en cas de transfusion au nourrisson du sang de la mère, quoiqu'il puisse y avoir, a priort, identité de groupe dans 60 (% des cas ; bien qu’il n’y ait incompatibilité complète que dans 24 % des cas seulement et qu’il s'agisse d’agglutinines peu puissantes, l’éfude préalable des groupes sanguins est de rigueur.

Elle le sera également lorsque l’on utilisera un donneur extra-familial. Il sera bon alors, si l’on n’a pas le temps d'étudier la compatibilité des deux sangs, d’avoir recours à un donneur universel (groupe O), réserve faite toutefois pour le cas où il s’agirait de

tenter une transfusion à un nourrisson saigné à blanc

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ou atteint d’anémie hémolytique, c’est-à-dire un nourrisson dont les hématies sont particulièrement fragiles.

Il serait alors imprudent d’utiliser un donneur universel dont le plasma possède des agglutinines actives vis-à-vis des hématies des trois autres groupes. Il faudra rechercher dans ces cas un sang appartenant au même groupe que celui du nourrisson, groupe généralement facile à déterminer par une technique simple (Beth Vincent) utilisant la recherche des agglutinogènes par des sérums étalons des groupes À, B et si besoin O. Le Professeur Robert Debré et M. “amburger ont montré, d'accord avec Von Dungern, Jones et Happ, que ces agglutinogènes existent à la naissance.

Nous n'’insisterons pas davantage sur ce point car actuellement tous les auteurs (Park, Lesné et G. Dreyfus-Sée, Huber et Abriscossof, Francotte, etc.), reconnaissent avec le Professeur Robert Debré la nécessité de rechercher la compatibilité sanguine dans tous les cas où cette recherche est possible en utilisant à cet effet soit la méthode directe mais longue et minutieuse de Jeanbran et Giraud, soit la méthode indirecte plus simple et plus rapide de Beth Vincent.

Enfin rappelons qu’on ne devra nullement négliger les précautions élémentaires indispensables et véritier chaque fois que le donneur est indemne de paludisme, d’affection fébrile et que la réaction de Bordet-Wassermann chez lui est négative.

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