IL — SANG PUR OÙ SANG CITRATE
Pendant longtemps, la question de l’emploi du sang pur ou du sang chimiquement stabilisé a été discutée aussi bien sur le plau théorique que sur le plan de la pratique.
Reconnaiïissons tout d’abord que les travaux d’Agote, de Lewisohn sur les propriétés anticoagulantes du citrate de soude, ont permis pour une large part la vulgarisation de la transfusion. Mais depuis que Tzanck, Jubé, Jouvelet ont perfectionné leurs appareils, permettant ainsi la transfusion de sang pur, la question peut se poser de savoir s’il est préférable d'employer l’une ou l’autre méthode.
En 1921, Unger émet l’avis que le citrate de soude fragilise les globules rouges, altère les plaquettes sanguines et détruit le pouvoir phagocytaire du sérum. Dogliotti en 1928 déclare d’accord avec Becart que « l’on doit abandonner définitivement l’usage des substances anti-coagulantes et surtout du citrate de soude », alléguant pour soutenir cette affirmation, que le pouvoir bactéricide du sérum citraté serait diminué et que les globules rouges transfusés seraient voués à une mort rapide chez le receveur. Il attribue même au citrate de soude les frissons, les malaises et la fièvre qui se voient quelquefois après certaines transfusions.
En opposition à ces arguments, citons les statistiques de Meleney, Stearns, Fortuine et Ferry qui ont