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Fig. 4
M. B ose m’écrit que le pouls du malade n° 4 a été remarquable par la diminution et la disparition finale des intermittences. Plusieurs médecins américains (les docteurs Hammond et Brainerd eu particulier) ont constaté que l’injection du liquide testiculaire améliore les pulsations cardiaques et fait cesser les intermittences.
Des faits observés par M. Variot, en particulier chez un vieillard de quatre-vingt-un ans, il est clair que le liquide testiculaire améliore la circulation lorsque le cœur est atrophié ou affaibli par des dépôts graisseux ou d'autres causes. Il est évident que ces résultats sont obtenus par l’augmentation des puissances de la moelle épinière et du bulbe.
Congestion chronique du cerveau.
M. X..., cinquante-deux ans, officier supérieur, m’adressait, à la date du 1er avril 1891, la note suivante, que je transcris textuellement: — A la suite d’excès de travail et peut-être d’excès d’autre sorte, j’ai été subitement atteint, au commencement de 1889, de maux de tête, de congestion, de vertiges, etc., qui m’ont obligé à un repos complet. En même temps, j’éprouvais une petite difficulté de parler qui augmentait de jour en jour. Plus tard, les maux de tête ont diminué;
mais, par contre, j’éprouvais dans tous les membres comme des douleurs rhumatismales, des contractions musculaires, des crampes; en même temps, l'embarras de la parole augmentait. Après plusieurs transformations successives, depuis deux ans de maladie, j’éprouve maintenant les symptômes suivants : —
Lourdeur de tête continuelle, comme si la tête était pressée dans un étau, embarras de la parole de plus en plus prononcé, grande faiblesse dans la partie inférieure du corps qui rend presque impossible la marche et l’équitation.
J’ai conservé toute mon intelligence, à part la mémoire qui a baissé, mais je me sens incapable d’un travail suivi. Je sens parfaitement que le siège de ma maladie est dans le cerveau.
J’ai épuisé jusqu’ici tous les remèdes qu’ordonnent les médecins en pareil cas sans éprouver une amélioration appréciable, et je me vois obligé, si cela continue, de briser ma carrière à la veille de passer général et encore à la force de l’âge.
Sur mon conseil, M. X... vint à Paris et commença son traitement. Du 15 avril au 12 mai, M. X... fit vingt et une séances et reçut soixantesix injections de 1 centimètre cube de suc testiculaire. L’amélioration se fit sentir dès la première heure et progressa rapidement. Le jour du départ de M. X...., je résumai ainsi, en sa
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présence et d’accord avec lui, la note suivante, destinée à être remise au médecin qui devait continuer le traitement : —
“ Retour complet des forces, fermeté des “ muscles, disparition des douleurs dans les mem- “ bres et dans les articulations, marche facile, “ légère, pendant plusieurs heures. La douleur de “ tête, qui a considérablement diminué, disparaît “ quelquefois entièrement pendant plusieurs jours “de suite. La capacité de travail est entière; “ l’expérience tentée pendant quatre et cinq “ heures consécutivement n’a pas provoqué la “ moindre fatigue. L’esprit est redevenu vif et “gai; la parole, quoique beaucoup plus libre, “ est encore un peu embarrassée. Ce que “ constate surtout M. X..., c’est l’impression d’un “ bien-être général qui lui fait trouver la vie “ bonne et lui rend, avec l’espoir, toute l’énergie “ de sa jeunesse.”
L’amélioration n’a pas été éphémère, la lettre de M. X... qui m’annonce son heureuse arrivée au terme de son voyage en est la preuve —
Je suis arrivé hier, un peu fatigué par l’orage. Aujourd’hui il n’y paraît plus, et j’ai repris mon service sans difficulté. Lundi je reprendrai le traitement en suivant vos instructions.
Encore une fois, merci. X...
Le 21 mai, nouvelle lettre de M. X...
Monsieur le docteur,
“ J’ai recommencé le traitement lundi dernier, “ ainsi que cela avait été convenu entre nous. “ L’amélioration constatée à mon départ, non “ seulement se maintient, mais s’accentue. Je “ viens de faire quatre jours consécutifs de “ marche avec mon régiment sans fatigue, et
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“ le dernier jour nous avons reçu une pluie bat- “ tante. J'avais les jambes trempées jusqu’aux “ os, et à la suite de cela je n’ai pas ressenti “ la moindre douleur. Par ce temps orageux,
“ j’ai encore un peu d’embarras de la parole.
“ Voyant l’amélioration que j’avais éprouvée “ et surtout le retour de mes forces, un de mes “ amis se décide à essayer votre méthode. Je “ vous prie donc de lui adresser le plus tôt “ possible une boîte de dix ampoules de votre “ vaccin.
“ En terminant, permettez-moi de vous adresser “ une fois encore mes remerciements. X...”
Le 30 juin, le médecin qui administre à M. X... les injections de suc testiculaire, que celui - ci continue à prendre une fois par semaine, m’écrit la lettre suivante : —
“ Monsieur et très honoré confrère,
“ Frappé des résultats si satisfaisants obtenus “ par vos injections de suc testiculaire de cobaye “ sur (M. X... et désireux de profiter de l’offre “ gracieuse que vous m’avez faite de mettre à “ ma disposition du liquide à employer sur des “ soldats que je soigne, je viens vous exposer “ la situation, etc., etc.
“ Quant à M. X..., tous les troubles dont il se “ plaignait ont disparu, sauf un léger embarras “ de la parole qui revient quelquefois sans cause “ appréciable ; mais le sommeil et les forces sont “ revenus, plus de douleurs dans les membres, “ plus de maux de tête. La marche, l’équitation “ sont supportées comme aux plus beaux jours “ de la longue carrière militaire de M. X... La “ peau fonctionne et le travail intellectuel n’oc- “ casionne plus de lassitude.
“ Recevez, Monsieur et honoré confrère, etc.
“ Dr X...,
“ Médecin-major de Ire classe.”
Neurasthénie.
OBSERVATION I
Mr E. D..., 30 ans, ingénieur, est devenu, à la suite de chagrins intimes, dans l’impossibilité absolue d’accomplir les fonctions qu’il remplissait dans une usine du Nord. Il avait des douleurs de tête violentes, des vertiges, des troubles de la vision, un sommeil pénible, souvent agité par des hallucinations n'apportant aucun repos ni à son corps ni à son esprit. La marche amenait promptement la fatigue ; les membres étaient brisés, comme meurtris. Le cerveau, sans volonté, était frappé d’incapacité. La vie lui était à charge; il aurait voulu mourir, mais il n’avait pas le courage de se donner la mort. Les fonctions de digestion étaient perverties. C’était tantôt une faim insatiable, tantôt une inappétence complète. Les fonctions de la génération étaient abolies. Tel était l’état de Mr E. D... lorsqu’il vint me voir le 5 juillet 1893. Je le soumis immédiatement au traitement qu’il supporte très bien à la dose d’un centimètre cube chaque jour. Au bout d’un mois le mieux était sensible et je recevais la lettre suivante: —
“ Je vais mieux, presque bien. Ma santé géné- “ raie s’est beaucoup améliorée ; je mange d’un “ bon appétit, je dors d’un bon sommeil. Cepen- “ dant, je me sens faible encore et n’oserais me “ remettre complètement au travail.”