CHAPITRE VI
Affections rhumatismales.
Les faits prouvent jusqu’à l’évidence l’action du suc testiculaire sur les rhumatisants. Peutêtre cette action est-elle due à la propriété qu’a le suc testiculaire d’augmenter dans de notables proportions la sécrétion de l’urine, de dissoudre facilement l’acide urique et les urates acides, et d’en favoriser ainsi l’élimination I Toujours est-il que la spermine du professeur Pœhl, de Saint-Pétersbourg, et la pipérazydine reconstituée par synthèse par les chimistes allemands, sont des dissolvants de l’acide urique et des urates acides vingt fois aussi puissants que la lithine. Or, ces substances, qui sont des éléments constituants du suc testiculaire, ont une action dissolvante et diurétique très inférieure à celle du suc testiculaire lui-même, ainsi que l’ont démontré
d’une façon irrécusable les nombreuses expériences comparatives que i’ai faites à ce sujet.
Mais, c’est surtout, je crois, à l’action spéciale que possède au suprême degré l’orchitine, de rétablir la puissance et l’harmonie des fonctions physiologiques qu’est du le soulagement qu’elle procure aux rhumatisants.
OBSERVATION I
Rhumatisme articulaire chronique. — M. D..., âgé de quarante-neuf ans, a été atteint d’un rhumatisme articulaire aigu, il y a cinq ans. Ce rhumatisme avait envahi successivement toutes les articulations, et était passé de l’état aigu à l’état chronique sans que M. D... ait pu reprendre l’usage de ses membres. Au mois de septembre 1890, à son retour des Eaux-Chaudes, M. D..., fatigué de toutes les médications tentées sans résultat jusque-là, nfe fit appeler et me demanda si je voulais tenter sur lui l’expérience de la méthode régénératrice Brown-Séquard. Je consentis à essayer, sans rien promettre, bien entendu. Le 29 septembre 1890, je commençai les injections de suc testiculaire que je fis directement dans les tissus qui enveloppent l’articulation du genou. Deux injections d’un centimètre cube de suc testiculaire furent pratiquées à chaque genou tous les deux jours. A la fin de novembre, après trente séances, l'état général s’était beaucoup amélioré, et les genoux surtout, qui étaient
LA TRANSFUSION VITALE. 2ig
très compromis avant le traitement, avaient subi une transformation assez heureuse pour permettre à iM. D... de marcher un peu. Les douleurs avaient presque entièrement disparu. Le traitement fut continué «jusqu’au mois d’avril 1891, en variant le lieu d’élection des injections, selon que telle ou telle articulation était plus ou moins réfractaire à la médication.
L’expérience tentée a réussi au delà de toute espérance. M. D... est encore rhumatisant, malgré six mois de traitement et près de 200 injections, mais il peut marcher et vaquer à ses affaires.
La santé générale a beaucoup gagné; et le malade, qui a cessé son traitement depuis plus de trois mois, n’en continue pas moins à se débarrasser progressivement de son mal. M. D... avait en même temps un catarrhe des bronches dont il a été guéri sans autre médication.
D’autres observations en grand nombre confirment l’action bienfaisante du sire testiculaire sur les affections catarrhales des bronches.
Dr GoizÈt.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION IL
M. A'..., âgé de trente-deux ans, né de parents goutteux, a eu sa première attaque il y a dix ans. Chaque année, il passe plusieurs mois sur son lit, et ne reste jamais un seul jour sans
souffrir. Les moindres variations atmosphériques sont pour lui une cause de souffrances nouvelles. La tristesse, l’hypocondrie ont été le résultat de cette pénible existence.
Le 3 avril 1891, je commence le traitement à raison de trois injections d’un centimètre cube de suc testiculaire tous les deux jours. Quinze jours après, (M. A... mangeait avec un appétit qu’il ne connaissait plus depuis longtemps, digérait bien et dormait encore mieux. Il se sentait plus de force, plus de souplesse et d'agilité dans les membres; il avait pu reprendre l’exercice des armes, abandonné depuis longtemps. Les douleurs diminuaient de jour en jour, en même temps que revenaient la gaieté et l’espérance. Le 2 juin, M. A... se trouvant assez bien, partit pour la campagne, où il continua le traitement. Le mieux persiste.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
Névralgies. — Rhumatismes musculaires.
Pour toutes les névralgies ou rhumatismes musculaires rebelles* jamais aucun traitement n’a donné de résultats comparables, par l’efficacité et la rapidité des effets, à ceux que j’obtiens tous les jours avec les injections d’orchitine. Il
n’est pas rare qu’une seule séance suffise pour faire disparaître une douleur datant de plusieurs années. Et il est plus rare encore, que vingt injections ne viennent pas à bout de la névralgie la plus invétérée.