‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 2 sur 83 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

coupable d'ingratitude si nous n'adressions un souvenir de particulière reconnaissance à M. Bernis-Bergeret, médecin-vétérinaire et conseiller général d'Arudy; à M. Mouniq, ancien président de la Commission syndicale de la vallée de Barèges ; à M. Rondou, ancien instituteur à Gèdre; à M. Sens, ancien maire de Cadéac, et à M. Souret, maire actuel de Bazus-Aure. Nous tenons aussi à exprimer tous nos remerciements à M. Thiéry, directeur des services vétérinaires des Basses-Pyrénées, qui a bien voulu mettre à notre disposition, avec la plus grande obligeance, les certificats sanilaires délivrés aux bergers transhumants.

Nous avons, dans une étude distincte, suivi et exposé les mouvements des troupeaux pyrénéens, à l’intérieur de la région montagneuse, dans le cadre de leurs vallées respectives. Nous nous proposons, au cours du présent travail, de suivre les mouvements plus étendus qui entraînent une partie de ces mêmes troupeaux à l’extérieur de la chaîne et ceux qui, inversement, amènent sur les pacages supérieurs des animaux venus des régions basses, — mouvements qui constituent, proprement, le phénomène de la transhumance. Nous en chercherons les origines anciennes et nous tâcherons d’en marquer, dans le cadre même où nous avons observé la vie pastorale et agricole, à la fois l’extension géographique, la fonction et les caractères. Il importe, au préalable, afin de préciser l’objet de nos recherches, de définir le terme de « transhumance » et les conditions générales qui déterminent les migrations saisonnières désignées par ce mot. C’est seulement cette précaution prise que nous pourrons aborder l'étude directe de la question.

I — Définition de la transhumance.

Le terme de transhumance est assez fréquemment employé pour désigner les mouvements des troupeaux entre les régions basses et les régions hautes des montagnes, quelles que soient la résidence habituelle de ces troupeaux, leur provenance et la longueur de leurs parcours ; qu'il s'agisse des troupeaux sédentaires hivernant dans les vallées et se déplaçant, à l’intérieur même de la région montagneuse, entre leurs quartiers d'hiver et leurs quartiers d’été; ou qu'il s'agisse de troupeaux à grand parcours passant de la montagne à la plaine ou de la plaine à la montagne, suivant la saison, pour y chercher leur subsistance. Dans ce cas, le terme de transhumance est employé dans son sens élargi. C’est le sens que Jui donnent les documents administratifs des Services sanitaires. C’est celui qu’adopte M. Lefebvre, dans une étude récente sur la Transhumance dans les Basses-Pyrénées ”.

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