‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 28 sur 83 · PM 2677 N · texte numérisé non relu

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Fic. 2. - Les montagnes de la haute vallée d'Ossau

chiffre (faute de pouvoir les décompter très exactement) un nombre fort appréciable de bêtes venues du bas Ossau. Ainsi la transhumance de plaine en montagne est, dans la vallée d'Ossau, très limitée, Quant au bétail espagnol, il est encore plus réduit en nombre et relégué sur les montagnes d'accès difficile voisines de la frontière: environ 2.000 bêtes à laine ? cantonnées sur les abords du lac d’Artouste que dominent les puissants escarpements du Lurien (2.825) et du Balaïtous (3.146"). La commune de Laruns, qui en est propriétaire ouvre parfois d’autres montagnes aux Espagnols, mais seulement en fin de saison et après le départ des Français.

La vallée d'Ossau, comme la vallée d’Aspe, surveille jalousement l'application de ses règlements de pacage. Que quelques particuliers, ici ou là, se risquent à les interprêter assez librement, c’est possible et à peu près inévitable. Toutefois on peut être assuré que le nombre des animaux introduits en fraude est peu considérable. I ne faut pas oublier que les vallées béarnaises sont celles qui entretiennent les troupeaux les plus nombreux : elles n'ont pas trop de leurs herbages pour les nourrir au cours de l'été. Ainsi chacun est intéressé à refuser l’entrée du communal aux intrus, au'ils viennent de la plus proche commune ou de la plaine. Les règlements sont sincèrement appliqués parce que chaque usager se charge de les faire observer, pour son propre compte, par ses voisins.

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