La Bigorre
Dans les Hautes-Pyrénées, comme en Béarn, la transhumance estivale est en régression. Ni les montagnes de la Bigorre, ni celles de la vallée d’Aure n'admettent aujourd'hui les nombreux troupeaux qui pacageaient sur leurs herbages au temps de Ramond et encore de Chausenque, Les montagnes qu'ils occupaient servent maintenant aux troupeaux de bétail indigène. Certaines restent simplement inutilisées : on devine que ce ne sont pas les meilleures.
Toutefois ces hautes vallées bigourdanes et auroises admettent chaque année un nombre appréciable de troupeaux venus de la plaine. Pour deux d’entre elles, Barèges et Aure, le nombre de ces animaux dépasse celui des hivernants. C’est qu'elles ont à la fois des montagnes plus étendues et des troupeaux moins nombreux que les vallées béarnaises. Elles peuvent, sans danger de sucharge, faire plus de place aux transhumants de la plaine. Pour la même raison,