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La vallée de Campan interdit depuis 1905 toute introduction de bétail étranger et n'afferme’aucune montagne. Mais elle donne passage, chaque été, à des troupeaux venus du dehors, non seulement à ceux de Bagnères montant vers les pacages de Hount- Blanco, de Binarros et d’Arizes, dont cette grande commune est propriétaire dans le voisinage du pic du Midi, mais à d’autres, qui viennent de plus loin et qui sont bien des transhumants. Quelquesuns viennent des coteaux de la rive droite de l’Adour, comme ceux de Cieutat, gros village, riche en bétail, propriétaire de la montagne de Barasset, sise, tout au fond de la vallée de l’Adour, sur les versants septentrionaux du massif du Néouvieille. La plupart des autres se recrutent, comme les troupeaux de Barèges, sur la rive gauche du fleuve et sont, comme eux, très souvent désignés du nom de béarnais. Ceux-là vont estiver sur les pentes de l’Ar bizon, qui appartiennent aux Quatre-Véziaux d'Aure, et sur les montagnes de Bagnères. Ils apparaissent, chaque année, entre le 25 mai et le 1° juin, par groupes de 400 à 500 bêtes.
Mais ils sont, de jour en jour, moins nombreux. On en comptait encore, il y a quelques années, six mille sur les montagnes de Bagnères. Une société de propagande pastorale, l'Association pour l'Aménagement des montagnes, dont cette ville est le siège, a affermé les pacages de la commune, entrepris de limiter le nombre des transhumants et d'améliorer les herbages. Les montagnes de Bagnères ne reçoivent guère, aujourd'hui, plus de 2.000 têtes de bétail étranger.
Je - Le Louron et la vallée d’Aure.
Le Louron reçoit peu de transhumants. Il n’afferme aucune montagne et ne pratique pas la commande. Enfin il n’a jamais admis de troupeaux espagnols. Il reçoit seulement 1.200 à 1.500 brebis venues du bas pays, des mêmes régions où s’alimente la transhumance auroise d'été. Ce sont les propriétaires de la vallée (Armenteule, Pouchergues, Génost, Loudenvielle, Adervielle, Germ, Mont, Cazaux-Fréchet, Ris et Bordères) qui vont eux-mêmes chercher les brebis étrangères vers la mi-juin dans les communes du bas pays. où ils ont mis en garde leur propre bétail pendant l'hiver "*. Ils ramènent, en même temps, le bétail qui leur appartient et celui des maisons qui l'ont entretenu depuis l'automne. Dans beaucoup