‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 45 sur 83 · Arch. de la Gironde, C · texte numérisé non relu

Arch. de la Gironde, C

contrat de location qui comportait une somme d'argent ou la fumure de la propriété, quelquefois les deux. Ce contrat d'hivernage

r it à er x x ier © ] P enait fin it le 1® mars. Les premiers bourgeons donnaient le signal du départ.

A la Candelère Birats, aulhès, de l’arribère

disait un dicton : ou encore

Au mès de mars, Birats, aulhès, de toutos parts *.

Ainsi le petit bétail des montagnes, évitant les touyàs et les bruyères du « Lanegrand », fréquentait les régions qui l'entourent à l'Est, Tursan, Marsan, Gabardan, baronnie de Captieux. C'était la route traditionnelle des brebis béarnaises. Elles y trouvaient des facilités particulières de parcours, sur lesquelles nous reviendrons plus loin, ces petits pays ayant été, de bonne heure, soumis à une même domination, celle des vicomtes de Béarn, comtes de Bigorre et de Foix. Par cette route, elles gagnaient le pays de Bazas, la Garonne, qu'elles franchissaient à Langon, le Bordelais. Leur séjour de prédilection était la région de coteaux plantés de vignes où se réunissent la Garonne et la Dordogne, surtout l’Entre-deux- Mers. Elles y étaient si nombreuses qu'il fallut réglementer leurs parcours et fixer la durée de leur stationnement. Un arrêt du Parlement de Bordeaux en date de 1671 leur fait défense de pacager dans les vignes, bois et terres labourables de l’Entre-deux-Mers, « de la fête de Notre-Dame de mars jusqu’après le mois de septembre en suivant *’ ». C’est la période de végétation de la vigne. Le Bordelais n'était pas le terme extrême des migrations béarnaises. Les transhumants gagnaient, vers le Nord, bien au delà de la Dordogne. Ils atteignaient les confins de la Saintonge, de l’Angoumois et du Périgord, et souvent y pénétraient.

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