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plus sûre, de la faire porter par un noir, Or, comme les environs de Tchiromo étaient la partie la plus plate et la plus cyclable du pays €t quen nous éloignant nous devions trouver des régions de plus en plus accidentées, je renonçai définitivement à ma bicyclette et ne m'en suis pas repenti Je la cédai à un propriétaire du Nyassaland qui, ayant fait d’abord arranger quelques chemins, put ensuite se promener dessus.
Depuis cette époque, on a entrepris au Nyassaland la construction de routes, et le cyclisme y est devenu possible, sinon facile, pendant la saison sèche. On est loin encore de nos belles routes de France, mais ce qu’on possède est déjà de beaucoup
a bicyclette n'est réellement apré qu'elle vous permet d'admirer le P Occupation pour votre sécurité; dans la brousse afri-
supérieur aux sentiers indigènes d'il y à Cinq ans. ‘able que lors-
aysage sans DIe-
Caine, J'étais tellement absorbé par la direction, les Steeple-chases sur les bois morts, les pierres et les ravines, sans compter les branches qui me fouettaient la figure, que je ne voyais pas les alentours et que J'eusse passé à côté d’une antilope sans m’en douter.
Le cheval n’est pas davantage un mode de locomotion qui réussisse dans ces régions. On a essayé au Nyassaland d'importer trente chevaux ; je crois que, deux ans après, il n’y en restait plus un. J'ai déjà parlé de la tsétsé qui les empêche de vivre (1). D'ailleurs le pays ne se prête aucunement à l'équitation : sauf dans les forêts de mitsagnas (et la
(1) Du Cap au lac Nyassa, p. 141.
tsétsé y abonde), il ne serait pas possible dans la ]
rousse ordinaire de galoper ou de donner la chasse à un animal ; le sol est Inn de trous d'hyènes ou le sangliers, de crevasses, de racines saillantes un cheval ne ferait pas un kilometr sans S'abattre
rec son cavalier Étie ne compt s les branches JC) lc S arD)res renv rsés, L ; nille pa ICS enfin qui s'opposent à une allure vive Dans l'Afrique du ud, au contraire, on trouve d'immenses plaines aux arbres rares et au gazon court où la © cheval est un véritable plaisir.
Rien ne vaut la marche dans ce pays. J'ai déjà nné mon opinion sur le transport en hamac (1) faut le réserver pour les malades. J'ai toujours fait marcher mes compagnons comme moi et 1ls ‘en sont bien trouvés.
À pied les voyages et les chasses! toujours à Et c’est à pied aussi que l'expédition quitte le Nyassaland à la fin de l’année 1804, tournant le dos au Chiré. Elle emmène 300 porteurs et laisse
| dépôt à Tchiromo une grande partie de son ma
el qu’elle enverra reprendre plus tard.
F HE NTH AS XE (1) Du Cap au lac Nyassa, p. 334