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le niâou, comme pendant la plupart des autres danses, et les femmes n’y prennent jamais part.
À un signal donné, les instruments se mettent à battre en cadence, et le bal est ouvert par quelques «Seigneurs sans importance»; à ceux-c1 succèdent les meilleures danseurs du pays. Le pas du nou étant une science que possèdent seulement de rares privilégiés, on parle d’un tel qui sait le danser tout comme on citerait chez nous quelqu'un qui fait des entrechats ou des ailes de pigeon.
Après cette première partie, a lieu un repos pendant lequel on fait des libations de bière.
À la reprise, les anciens, les chefs ouvrent la danse, et les esprits commencent à se montrer; tout à coup, au beau milieu de l'agitation, un nou apparait, vêtu d'oripeaux, la figure couverte par un masque noir ; 1l exécute des danses de caractère et s'arrête de temps à autre devant un groupe de spectateurs qui s’enfuient généralement, surtout les femmes et les enfants. Peu à peu, les autres danseurs lui cèdent la place, et l’homme masqué exécute un cavalier seul plus étrange que comique ; parfois un autre niäou vient le rejoindre avant que les danseurs se retirent, et ceux-c1 reviennent un instant attirer l'attention du public pour permettre aux niâous de disparaître comme 1ls étaient venus.
La troisième partie de la fête, qui se prolonge fort avant dans la nuit, quelquefois même jusqu'au matin, est celle où apparaissent les animaux. Les indigènes et les niâous dansent avec vigueur, quand soudain un appel de corne retentit dans le lointain : ce sont les animaux qui sortent du bois et qui viennent ; la foule s'ouvre, laissant un passage ; on se penche, on se hausse pour mieux voir, et bientôt,
précédés d'appels de corne, s'avancent au galop un ou deux animaux aux formes bizarres. Les nous les escortent avec quelques initiés et exécutent avec eux des figures de danse du plus haut comique, pendant que les tambours font rage.
Le clair de lune, ces apparitions informes qu'on ne distingue que vaguement au milieu de la poussière que leurs pieds soulèvent, le bruit assourdissant des tam-tams, tout donne à cette fête une apparence étrange, fantastique. Les bêtes, après avoir dansé un instant, s’en retournent par le même che
nin ; elles vont se reposer el rev ndront tou! à
On imite la forme des animaux au moyen de cerceaux de bois sur lesquels sont tendues des étoffes
sombres qui pendent jusqu'à terre, comme les an- TRS K Te TR les Lo. ’ Lx 4 SPL af JA ciens CaDal CONS C5 cnevaux (1 COUrIIOI, d 171 CE
d . : 2 / J : b : ; cacher les pieds de l’homme ou des hommes qui
portent le tout; la partie supérieure imite le garrot et la croupe. Sur le devant est ajustée la tête de l’animal que l’on veut représenter, avec ses caractères marquants : oreilles, trompe, cornes, etc.; c'est aillée; elle remue dans tous les sens pendant que les hommes dansent, tandis qu'à l'arrière, et par les soins du machiniste, s agite une queue de même provenance. J'ai vu ainsi tout à tour figurer l'éléphant, le buffle, le kob, le zèbre, le rhinocéros ; selon les moyens
généralement une véritable tête em:
dont on dispose, on fait paraître une, deux ou trois bêtes à la fois.
La danse de ces prétendus animaux est d'autant plus drôle que les hommes qui s'agitent dessous s'accordent moins dans leurs mouvements. Ainsi ils arrivent en trottant du devant et galopant du der-
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