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taille est moyenne et le corps bien fait. Les enfants surtout ont, en général, une physionomie attrayante et sympathique. Le costume des hommes ressemble à celui des Ouanamamboués. Quant aux femmes, sauf pour les oreilles, où le diamètre de la boucle dépasse la pièce de cinq francs, elles ne s’abiment ni les dents ni les jambes; elles se contentent d’un peu de poudre rouge ou jaune sur les cheveux et d'une petite peau d’antilope qui leur couvre imparfaitement la partie sur laquelle elles s’assoient.
Au moral, les Aouembas sont d’un caractère difficile et indépendant; ni leurs mœurs ni leur langue ne permettent d'ailleurs de les rapprocher d’aucuns de leurs voisins.
C'est un peuple de guerriers qui ne possède ni bétail, ni chèvres, ni poules: naguère même il n'avait pas de cultures et vivait de a llage, se procurant de cette façon tout ce qu'il lui allait, même des esclaves. Pendant les CRE derisies anné6s, 1] a été la terreur des pays environnants: il considérait le territoire des *'Hanamampouss comme son grenier à nourriture
Depuis que les Européens ont commencé à
arriver dans les régions voisines, les Aouembas ont dû cesser ce genre de vie, et, en ces dernières années, ils se sont mis à cultiver assez pOur se nourrir ; mais ils continuent à manger leur: pe e s et leurs hi es quils en ont, chercher à faire de l'élevage. Ils cultivent du tabac et plus qu'ils ne Lo ils portent leur tabac en poudre dans de petites gourdes passées au cou, comme chez les Zoulous.
D'après les renseignements donnés par Lacerda, Livingstone et Giraud, qui ont chacun visité une